Lynn, Massachussetts. Banlieue de Boston. Proche de Salem. Un city où se retrouvent de nombreuses races auxquelles les hommes ne croient plus.
 
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 fiches spooky

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Nathan Abraxas

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MessageSujet: fiches spooky   Ven 31 Aoû - 16:04



William Howell

32ans Ecossais Vendeur de souvenirs Célibataire Sorcier Médium Blake Ritson


Caractère

Will, c'est la normalité incarnée. Bon ok, il est bizarre, mais ceux qui sont habitués à la bizarrerie moyenne de cette ville le trouveront normal. D'accord, il n'est pas toujours capable de savoir qui est vivant et qui ne l'est pas, et n'est pas toujours très doué pour se trouver des excuses valables quand on le prend en faute (hein quoi? Non, je me parlais à moi-même...).
S'il ne cherche généralement pas les problèmes, et qu'il ne les accueille pas non plus avec joie, il sait faire face et ne va pas se terrer dans el premier trou de lapin qu'il voit. Pour protéger quelqu'un, même un parfait inconnu, il peut prendre un coup qui ne lui était pas destiné. Il est un peu trop curieux pour son propre bien. S'il parait naïf au premier abord, il peut se révéler susceptible quand il le faut. Une crasse et ce n'est pas la peine d'y revenir. Il préfère avoir peu d'amis fiables que trop qui risquent de le poignarder dans le dos.
Les années passées en asile lui ont laissé une peur panique de tout ce qui se rapproche de près ou de loin d'un médecin ou une aiguille, et il préfère souffrir plusieurs jours des migraines qui le prennent parfois que d'avaler une aspirine, et il faudrait l'assommer avant de pouvoir l'emmener à l'hospital... où il faudrait le sédater pour lui éviter la crise de panique!
Certains le prennent pour un fou, instable, bon à interner. Peut-être l'est-il, qui sait, mais peut-être le seriez-vous davantage que lui encore si comme lui vous communiquiez aussi bien avec les vivants que les défunts. Ainsi donc, c'est un fou, si vous le voulez. Il y a bien longtemps qu'il n'a que faire de l'avis des gens sur lui, se contentant d'expliquer sa façon de voir les choses à ceux qui l’ennuient le plus, et en général, ceux qui subissent ses foudres, malgré le calme olympien dont il sait faire preuve et sa patience à presque toute épreuve, n'y reviennent pas deux fois.
Quand à ceux qui se moquent gentiment de l'entendre discuter "tout seul" le long d'un couloir, il leur apprendra que voir les morts, et communiquer avec eux, peut aider à trouver quelques arrangements satisfaisants pour les deux parties. Ne venez pas vous plaindre d'avoir vu votre chambre transformée en manoir hanté durant votre sommeil, ou senti une présence chuchotant à votre oreille...



Si la pierre tombe sur l'oeuf, malheur à l'oeuf. Si l'oeuf tombe sur la pierre, malheur à l'oeuf.


Anecdotes

Il partage son appartement avec un rat albinos fugueur, adorant utiliser les aérations pour aller rendre visites aux voisins, et un berger allemand qui prend à peu près toute la place dans le lit et déteste foncièrement le facteur.


Pouvoirs

Ses pouvoirs... c'est un médium qui n'a jamais vraiment eu l'occasion de développer ses dons. Alors, s'il voit les fantômes et communique parfaitement avec eux, il n'est pas de ceux à appeler pour un exorcisme. Ça pourrait être dans ses dons, mais il ne sait tout simplement pas faire. Apprendre à reconnaitre un fantôme à coup sur serait déjà une bonne option.


Tes papiers
Bien le bonjour, allons-y pour les présentations. Je me nomme NathanAbraxas et j'ai 24 belles années derrière moi. Sinon, j'ai connu le forum grâce à Cass et je le trouve non, là ça ne mérite plus de réponse Razz. Les images viennent de Argimpasa, au passage. Pour terminer, je dirai j'veux du soleil!!!.




L'histoire


Comme le disaient les anciens maîtres de la sagesse : Songe que chaque jour est une vie et hâte-toi de bien vivre, plutôt que de vouloir vivre longtemps sans te soucier de vivre selon le bien.


Je suis né le 18septembre 1984, en Ecosse. Du moins, c'est la date qui figure sur mes papiers d'identité, et certainement celle à laquelle j'ai été déposé devant les portes de l'orphelinat. J'ai passé mon enfance dans un orphelinat de Edimbourgh, au milieu d'autres gamins de mon âge, d'abord souffre douleur des plus âgés puis à mon tour bourreau des plus jeunes. A vrai dire, au milieu de tous, je n'avais qu'un seul et véritable ami, avec qui je partageais absolument tout ce que deux gosses pommés dans un orphelinat où les bonnes sœurs n'étaient pas toujours bonnes pouvaient partager. Liam. Le frère que je n'avais jamais eu.

Je ne remarquais d'abord pas où était le problème. J'étais peu sociable, d'accord, et alors? Je préférais avoir un ami fiable que 50 dont je devrais me méfier toute ma vie durant. Le problème, en vrai? C'est que j'étais bien le seul à le voir, Liam. Alors, si les premières années, mon "ami imaginaire" n'a fait qu'intriguer, le fait que je m'y accroche passé mes dix ans a fait tiquer, et pas qu'un peu. Il était pas imaginaire pour un sou, je le voyais, là, bien vivant devant moi! D'accord, il ne mangeait jamais - mais les petits appétits ça existe -, semblait pouvoir parler jusqu'au lever du soleil alors que je tombais de sommeil, et ne communiquait avec personne d'autre que moi-même... Ok, il y avait un truc vraiment bizarre. Si si, je le jures, ça c'était bizarre! Les nonnes ne lui hurlaient jamais dessus! Et ça, c'était bizarre!

J'ai commencé à me poser des questions, des vraies, de celles de "mais comment c'est possible?". Liam a du sentir que ma confiance en lui, si elle ne faiblissait pas, était mise à rude épreuve. Il m'a avoué ce qu'il était. L'esprit d'un garçon de l'orphelinat, mort des années auparavant, qui, depuis, tournait en rond à l'intérieur en attendant de croiser quelqu'un comme moi. Quelqu'un qui saurait être assez ouvert d'esprit pour le voir, et accepter sa présence, aussi bien dans sa tête que dans son cœur. Quelqu'un qui ne fuirait pas en courant en se retrouvant nez à nez avec un fantôme. Il n'était peut-être pas là physiquement, mais il était bien présent pour moi, et je ne comptais pas nier son existence. J'aurai peut-être du être plus malin, mais j'avais douze ans, je détestais tout ce qui faisait cet endroit et les tyrantes qui disaient nous battre "pour notre bien", et la seule raison pour laquelle je ne fuguais pas, c'est parce que Liam ne saurait m'accompagner. Il était mort ici, et tant qu'on ne l'en libérais pas, il ne pourrais pas me suivre ailleurs.

Un matin, la doyenne m'a fait appeler dans son bureau. Je ne voyais pourtant pas ce que j'avais fait de mal cette fois-ci. Oui, ce n'était pas la première fois que je passais cette maudite porte, celle dont vous ne ressortiez pas sans bleus. Une chose différait cette fois ci. Deux hommes tout de blanc vêtu entouraient le bureau. Cette conversation me hante encore aujourd'hui. Elle fut brève, mais scella mon destin.
"Dis-moi William, Liam n'est pas avec toi?" "Non Madame, il m'attend derrière la porte." "Tu en es certain?" "Oui Madame."
Apparemment, ce n'était pas la réponse adéquate. Il n'a pas fallu deux minutes pour que l'un des deux types m'attrape par dessus le bras et, tandis que je me débattais comme un beau diable, l'autre m'enfonça une aiguille longue comme un pic de porc-épic dans le bras. J'ai pas mis dix secondes à plonger.

Je me suis réveillé... en fait non, je planais, genre totalement. Attaché sur ce qu'ils devaient faire passer pour un lit, les yeux peinant à rester ouverts tant sous l'effet des médocs que parce que la lumière était aveuglante et bien trop réfléchie par tout ce blanc partout. Murs blancs, plafond blanc, lumière blanche, blouses blanches... à en rendre malade du blanc. D'ailleurs? Je hais le blanc, j'en fais une allergie, c'est maladif! Enfin bref, en 1996, la psychiatrie c'était beaucoup de camisole de force, des chambres capitonnées, le début des tranquillisants, le paradis sur terre. Personnellement, j'étais tellement dans les vapes à longueur de journée qu'il n'était pas question de voir le moindre esprit. Ah ça, pour me "guérir", ils m'ont guéri. Et ça a empiré quand ils ont abandonné la camisole de force pour la camisole chimique. Vous pouviez renommer l'asile "fabrique à zombies". Un peu trop nerveux? Un petit tranquillisant! Déprimé? Un antidépresseur pour la 5! Et que dites vous d'un petit psychotrope pour le dessert? Ah, elle était belle la vitrine de l'établissement! Des shootés alignées sur des fauteuils les uns a coté des autres, mieux qu'à la maison de retraite!

J'en suis sorti en 2006. j'étais "guéri", qu'on disait. Avec une visite médicale tous les 15jours pour me filer ma dose de médicaments retards avec lesquels je pourrait jouer "Walking Dead" pendant les 15jours à venir. Au début, j'ai suivi le truc. J'étais même prêt à me, comment ils disent déjà... "réadapter à la vie civile". Si ils veulent. Jusqu'à ce que je commence à les voir. De nouveau. Au départ, assez flous et effacés, comme des ombres, pour que je devine aisément qu'il s'agissait de fantômes. Tout comme Liam à l'époque. J'étais curieux, et je voulais en savoir plus. J'ai commencé à "oublier" mes rendez-vous. Et rapidement, j'ai su sortir de ce brouillard médicamenteux dans lequel je m'étais noyé tant d'années durant. Dix ans, pour être exact.

Alors, pour résumé, vous aviez, lâché dans la nature, un type qui n'avait jamais vécu en liberté, incapable de se faire cuire un œuf ou encore de se servir d'un téléphone, et qui n'avait jamais vu les voitures qu'à travers les fenêtres de l'orphelinat, lorsque certains des plus jeunes avaient la chance d'être choisis par des grandes personnes pour quitter cet endroit maudit. Et, en plus, je parlais aux esprits. De quoi se faire interner de nouveau, non? J'ai préféré éviter. J'ai appris plein de trucs avec les esprits. Pas à me faire à manger, ça, je ne saurai jamais je crois. Mais des trucs utiles quand même. Regarder des deux cotés avant de traverser une route, attendre que le feu soit vert, ou qu'il n'y ai plus de voitures. Prendre le bus. Et mieux même, embarquer dans un avion! Alors, ça, l'avion, plus jamais. J'ai été malade tout le trajet durant, et hors de question de prendre n'importe quel médicament que ça soit. Les médicaments, c'est ter-mi-né. Même pour une migraine. Je me débrouille avec ma migraine. Quand aux médecins? Faudra que je sois mort pour m'y trainer de force, et même lors, je me débrouillerai pour fuir avant. Je peux pas, c'est comme ça. La vue d'une blouse blanche me file la chair de poule, et je panique complètement à la vue d'une aiguille. Et après, on vous dit que la psychiatrie soigne les fous. Pour ma part, elle m'a rendu complètement cinglé. Comme si converser en toute amitié avec des esprits était une folie. Combien de gens causent à leur chat hein? Ils espèrent peut-être qu'il leur réponde?

Pourquoi Chicago? C'était le premier vol qui partait, et le prix du billet casait dans le peu d'économies que j'avais. Bon, là, j'avais plus rien. Aucune idée de comment on se trouve un toit quand c'est pas les psys qui vous en trouvent un, et aucune idée de comment gagner de l'argent. Heureusement que j'ai toujours pu compter sur les fantômes, partout où j'allais. Ou qu'on aille, il y en a toujours, c'est ça qui est bien. Bon, ceux là, ils ont vraiment un accent bizarre, très différent de ce qu'on pouvait trouver en Écosse, mais ils m'ont bien aidé. J'ai découvert que j'avais beau me moquer de ceux qui causent avec leur chat, j'ai un bon filling avec les chiens. J'en ai suivi un, une fois, juste parce que j'étais curieux de cet animal bizarre, ressemblant davantage à un tuyau avec quatre pattes microscopiques dessus qu'à un chien. Il parait que ça s'appelait un "teckel". Bizarre. Bref, je l'ai suivi, et il m'a emmené directement jusqu'au chenil du coin. A croire qu'il en avait marre de courir, celui-là. Ou qu'il se sauvait assez souvent pour savoir où aller pour être retrouvé. Je sais pas comment ça s'est fait, vraiment, mais j'ai su y trouver un petit boulot. Juste de quoi me poser un peu entre deux tempêtes. Sans doute que mon air perdu a fait pitié au proprio. J'en sais rien.

Enfin bref, j'avais un boulot, un toit sur ma tête avec un matelas au sol pour passer la nuit, et rapidement même, un chien! C'était clairement pas prévu, mais quand j'ai croisé le regard de ce berger allemand à poils longs que la vie avait desservi, et qui était condamné à recevoir cette piqure dont ils ne reviennent pas, j'ai pas pu le laisser comme ça. Le soir-même, je tâchais de me faire une place sur le matelas où Eros avait pris un peu trop de place. L'avantage? J'ai pas froid l'hiver!

J'ai avancé depuis. J'ai même réappris à lire et à écrire (oui, non, quand on vous dit "c'est comme le vélo, ça s'oublie pas", essayez d'apprendre à coups de règle sur les doigts ou les oreilles, puis de passer dix ans dans le coltard, et de lire un Jules Verne en sortant, vous m'en direz des nouvelles!), et définitivement abandonné l'idée de cuisiner quelque chose un jour. Pas grave, le réchauffage au micro-ondes, ça me connait. Et Eros se contente très bien de ses croquettes. Quand au rat, il mange les restes. Ah oui, le Rat. C'est son nom. Entre animaux de laboratoire, on se comprend. Alors, j'en ai toujours un chez moi, quand il n'est pas sur mon épaule, ou dans mon sac à dos. Mais comme ça vit pas longtemps, j'vais pas me casser la tête à leur trouver des noms. Le Rat, c'est bien.


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Nathan Abraxas

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MessageSujet: Re: fiches spooky   Ven 31 Aoû - 16:05

[quote="Jack Crawford"]

Jack Crawford

30ans ; Américain ; Chauffeur de Taxi Indépendant ; Célibataire endurci ; Métamorphe ; Gregory Deck


Caractère

• Extraverti. Fou à lier est même un terme plus exact. Toujours partant pour aller boire un verre, sortir en boite ou s'offrir un feu d'artifice perso le 4juillet, au risque d'y laisser des doigts.
• Peu digne de confiance. Des conneries il en invente. Les conséquences, il les attends moins. Quand ça chauffe, y a plus de copain, il n'y a plus qu'un chat se barrant entre deux allées...et qui irait accuser un chat d'autre chose que d"ouvrir les sacs poubelle du restaurant voisin?
• Ambitieux. Son rêve? Avoir une voiture de sport, le truc à 500 ou 600chevaux, et regarder les flics ramer derrière lui dans leur 4x4 Chevrolet, mais pour ça, il faudrait déjà qu'il éponge quatre ou cinq dettes de jeu. Pour le moment, il se contente de sa Prius hybride qui a l'avantage de ne pas passer souvent à la pompe à essence.
• Incasable. Ses parents rêveraient de le voir trouver la femme de sa vie. Lui préfère de loin rendre visite aux call-girls du coin. Se mettre en couple ne lui est jamais passé par l'esprit... ou si, quand il avait 11ans et qu'il craquait sur la jolie prof d'anglais aux mini-jupes trop courtes...
• Bordélique au possible. Il fait de gros efforts pour garder sa voiture propre, question de professionnalisme envers les clients. Dans son appart en revanche, les chats ont la loi, et ce qui est par terre risque d'y rester un moment. De même que la corbeille est environnée de trucs balancés dedans ayant raté leur cible.



Si la pierre tombe sur l'oeuf, malheur à l'oeuf. Si l'oeuf tombe sur la pierre, malheur à l'oeuf.


Anecdotes

• Vous souhaitez un chauffeur de taxi sans permis ni licence? Vous l'avez devant vous. Il a appris à conduire en regardant Fast&Furious et a décidé qu'il savait à quoi servait chaque pédale, donc...
• Pourquoi taxi? Ça paye bien, il a pas de patron chiant sur le dos, si il veut pas bosser aujourd'hui, et bien, il bosse pas aujourd'hui, et il apprend un tas de ragots avec les clients trop bavards.
• C'est un joueur invétéré. Il a perdu gros en se croyant plus fort que Las Vegas. Depuis qu'il est débarqué à Chicago, il a presque retenu la leçon, mais n'hésite pas à replonger quand il voit une table de jeu.
• Il a un don rare pour esquiver les bagarres. Même quand il est le premier impliqué. Il joue d'un peu d'assurance, attend qu'en face, on s'apprête à se faire un plaisir de lui éclater la figure... et se sauve à l'anglaise. Qui ira abimer un chat blanc qui sort d'une ruelle?
• Il a la fâcheuse manie d'user et abuser de ses dons. Se planquer avant de se transformer? Tout juste s"il regarde à droite et à gauche si la voix est libre avant de le faire. Quand à menacer quelqu'un avec ses crocs? Un sport quasi quotidien.
• Il vit avec quatre chats et un serval, et si on lui proposait d'adopter un tigre, il n'hésiterai que le temps de se demander où stocker sa nourriture.
• Celui qui viendrait le cambrioler de nuit aurait une mauvaise surprise. Dormir sous sa forme de lion, vautré sur le lit, ça lui arrive souvent.
• C'est un carnivore averti, qui ne mange sa viande rouge que si saignante qu'on se demande s'il l'a vraiment passée à la poêle. Quand à lui faire manger des carottes, c'est pas gagné... des légumes verts encore, de temps à autres, parait que c'est pas mal pour gerber les boules de poil...
• Il a appelé ses chats comme ceux des Aristochats. Duchesse la blanche, Marie la petite noire et blanche facétieuse, Berlioz le siamois et Toulouse le persan gris... quand le serval s'est retrouvé nommé O'malley.


Pouvoirs

• Transformation. La plus naturelle pour lui est le lion blanc. Pour se montrer plus discret, il a également appris à se changer en chat, toujours aussi blanc, et aux yeux toujours aussi bleus. Il est donc quasi sourd dans cette forme. Il a également ce qu'il appelle une "semi-transformation", laissant tout juste apparaitre ses crocs et sa crinière blonde, dont il abuse bien trop.
• Il a une affinité toute particulière avec les félins. Non, il ne leur parle pas, mais il escalade volontiers la clôture des lions du zoo pour les caresser...faites gaffe qu'il ne lui prenne pas l'idée de leur ouvrir la porte de sortie!


Tes papiers
Bien le bonjour, allons-y pour les présentations. Je me nomme NathanAbraxas et j'ai 24 belles années derrière moi. Sinon, j'ai connu le forum grâce à Argimpasa et je le trouve allé, soyons honnête cette fois... nan, toujours pas :p. Les images viennent de moi, au passage. Pour terminer, je dirai je vous n'aimes ** .


[quote="Jack Crawford"]

L'histoire


Comme le disaient les anciens maîtres de la sagesse : Songe que chaque jour est une vie et hâte-toi de bien vivre, plutôt que de vouloir vivre longtemps sans te soucier de vivre selon le bien.


Je suis né dans la banlieue de Milwaukee, au nord de Chicago, le 25décembre 1987. Un truc chiant? Le Père Noel - ou un oncle bien sympa -, vous amène vos cadeaux d'anniv en même temps que de Noel, et vous savez plus qu'est-ce qui est pour quoi. Osef.
Mes parents? Des métamorphes, comme moi. Mon père est un raton laveur. Ma mère, une chouette harfang. J'ai une sœur aussi. De deux ans mon ainée. Une biche blanche. Et y a moi, le lion blanc. C'est pas le bordel cette famille. Du tout. Enfin, à l'extérieur on dénote pas du reste de l'Amérique. A l'intérieur, il faut avouer que... eh bien... il se pourrait que j'ai appris à exercer mes talents de chasseur sur ma grande sœur préférée. Juste une fois ou deux... ou dix. Bop, elle m'en tient pas rigueur. Je crois. J'm'en fous en vrai. Aloïsia est incapable de faire la gueule à quelqu'un plus de 40secondes alors...pourquoi m'en inquiéter?

Sinon. Comme tout le monde j'ai été à l'école. Comme tout le monde je m'y suis illustré. Pas de la meilleure façon faut dire. J'étais plutôt un Bart Simpson en puissance. Pas une petite brute, mais le roi des conneries. Et c'est pas la menace de m'envoyer au Zoo local de ma mère qui y changeait quelque chose. Je les adore mes parents hein... mais je crois que davantage d'autorité ne m'aurait pas fait de mal. Quoique j'aurais peut-être fait plus de conneries encore. Pas parce que ma laisse n'était pas assez serrée. Mais pour la ronger chaque jour davantage.

Mes pouvoirs? Je crois que j'ai su me transformer avant de savoir marcher. D'abord un lionceau pataud et maladroit, au poil aussi blanc que celui d'un ours polaire. Le genre qu'on voit partout aujourd'hui, mais qui aurait clairement été une bête de foire il y a trente ans. Les années passant, mon coté lion a évolué en même temps que mon coté homme, et sans vouloir me vanter, je suis un putain de roi de la savane! Bon, le truc chiant, c'est les coups de soleil sur le museau, mais on peut pas tout avoir. Et mon coté chat? Celui là je l'ai travaillé. Le chat est un mini lion qu'on dit. Ouais bah changer un tout petit peu sa bestiole d'élection, je peux vous dire que c'est loin d'être simple. J'ai commencé à 15ans, à essayer de me faire plus discret que le fauve d'un quart de tonne que je savais être. Il m'a fallu plus de 5ans pour arriver à être un chat crédible... ayant gardé cette couleur blanche et ces yeux bleus qui ont rapidement fait mon malheur sous cette forme. Parce que oui, deux tiers des chats blancs sont sourds... et je n'ai pas fait exception. Une plaie je vous dis.

Bref, ma carrière de branleur a été vite lancée, au désespoir de mes parents. Voler des caisses avec les copains pour se faire une tirée jusqu'à Los Angeles et prévenir de mon départ trois jours après, fumer des joints, brancher des gonzesses, s'offrir des concours de descente de bières... Ouais, j'me suis bien éclaté faut dire. Hé, grâce à mon père j'avais du pognon à pas savoir quoi en faire, alors j'ai profité. Jusqu'à ce que je déconne grave. J'avais 25ans quand j'me suis offert Las Vegas. Une destination de rêve pour le joueur que je suis devenu. Ouais, les paris, les courses, les machines à sous... l'argent attire l'argent, et j'étais plutôt bon dans mon genre. Sauf qu'on gagne rien à Vegas. On perd tout, ou on se fait péter la gueule pour cause de tricherie si on gagne un peu. Personnellement, j'ai joué la première carte. Pis vous savez, y a deux cercles infernaux. Celui où à force de gagner, on joue toujours plus, jusqu'à tout perdre sur un mauvais dé. Et celui où à force de perdre, on rejoue toujours plus pour tenter de rembourser le précédent coup perdu. J'ai joué au second. De Las Vegas, j'en suis revenu à pattes et en stop. J'peux vous dire que ça fait une traine. Seul avantage, on se croirait en pleine savane dans le désert, j'me suis offert un bain de soleil du tonnerre.

Fin si vous pensez que j'suis retourné à Milwaukee... pas franchement. Un peu trop honte pour ça. Ma route s'est d'abord arrêtée à Saint-Louis, dans l'Illinois. Parce qu'un crétin de lion blanc dans la forêt, c'est pas commun. J'ai bien senti une piqure à l'épaule, et une soudaine envie de dormir, mais j'ai pas tout compris à ce qui m'arrivait à mon réveil. Une cage. Gé-nial. Si je l'avais méritée? Surement. Mais je ne comptais pas vraiment finir comme animal de cirque à sauter de tonneau en tonneau pour traverser un cercle de feu à l'arrivée. Mon calvaire a duré une semaine. Les jours à prendre les coups comme le lion désobéissant que j'étais, les nuits comme l'homme qui tente de percer les secrets d'une serrure plus compliquée que dans les dessins animés. Jusqu'à cette nuit où je n'ai pas vu l'aide de camp arriver. Allez expliquer la disparition du lion pour l'apparition d'un type sorti de nulle part. Mon bras a jailli entre les barreaux, mes griffes s'enfonçant dans son épaule pendant que je le forçais à m'ouvrir la porte. Ensuite? J'étais déjà une exclusivité pour ces types, j'allais pas en rajouter. Alors j'ai profité de l'adrénaline bloquant mon cerveau pour ne pas réfléchir davantage et lui déchiqueter la gorge à l'aide de mes crocs. Une semi transformation de quelques secondes. Avant de détaler en courant, me dissimulant sous ma forme humaine, inconnue de mes ravisseurs.

J'ai beau faire le con depuis toujours, je n'avais encore jamais tué avant ce jour là, exception faite de quelques lapins ayant croisé ma route alors que mon estomac criait famine. Un lion solitaire est forcé de chasser par lui-même parfois. Et se dit souvent qu'il devrait émigrer en Afrique du Sud et se trouver quelques lionnes pour faire le boulot à sa place. Bref. L'adrénaline retombée et mon cerveau reconnecté avec la réalité, ça m'a fait un mal de chien. Du genre à m'en arracher la crinière à coups de griffes et à pleurer derrière mes bras. De rage, de peur, de honte, peut-être de tout ça à la fois. On dit qu'une bête fauve qui a gouté au sang humain ne peut qu'y retourner. Honnêtement, je ne l'espère pas.

J'ai fini par m'arrêter à Chicago. Y a 4ans de ça. Hé, Vegas>Chicago, majoritairement à pattes, ça se fait pas en deux jours! Demandez à Google Maps combien de km il y a entre deux, personnellement, je ne veux même pas le savoir. Mon coté chat m'a été bien utile pour manger dans les poubelles le temps que je retombe sur mes pattes, même si j'ai du me montrer particulièrement désagréable auprès d'une petite demoiselle haute comme trois pommes qui voulait ramener "oh il est mignon le chat" chez elle. Non merci. Une semaine de captivité m'a largement suffit. J'ai fini par me sortir du trou. Allé, quoi, un mois et demi après mon arrivée? La vie de chat errant commençait presque à me plaire. Mais j'ai fini par me faire embaucher dans un fast-food, pis un bar, une laverie, une casse auto... j'ai du faire des petits boulots dans la moitié des petits commerces de la ville. Fin avec ça j'me suis trouvé un appart. Pas grand mais bien situé et suffisant pour un type seul. Qui ne l'est pas resté bien longtemps étant donné que j'ai rapidement rencontré les copains à quatre pattes qui trainent chez moi.

D'abord le vieux Toulouse, pis Duchesse, et Berlioz. O'malley c'est particulier. Les servals ça traine pas dans la rue. Ça faisait une paye que je l'observais attaché toute la journée sur son balcon, ce gros chat. Il me faisait pitié franchement. Jusqu'à ce qu'en prime je vois son "maitre" passer ses nerfs dessus. Bah parait qu'à l'aube, on a signalé la disparition d'un serval... Ah, il en manque un? Pourtant inoubliable la crevette. Bah Marie c'est simple... Duchesse est revenue avec un bide comme ça et c'te machin là en est sorti. Et depuis, mon appart n'a jamais été aussi en bordel.
Sinon, si on met les chats de coté trente secondes. J'ai fini par aller me présenter à mes parents la queue entre les pattes (d'autant plus quand ils m'ont affirmé qu'ils me croyaient mort et enterré...), j'ai repris contact avec ma sœur, exilée quelque part sur la côte ouest, et j'me suis trouvé un taxi. Qui m'a pas franchement couté cher... le prix d'un outil de déverrouillage électronique et d'un double de clef. Ça se traine un peu un paquebot pareil, mais c'est pas plus mal, ça me contrôle au volant quoi. Et donc ouais, je joue les taxis. Sans permis de conduire, sans licence, mais ça m'empêche pas d'éviter les accrochages et de conduire mes clients à l'endroit voulu en temps et en heure. J'me fais une tune avec ça. Et encore, bien malgré moi, j'ai besoin de sommeil. Les vamps devraient songer à ce genre d'activité... quoique non oubliez, allez pas me piquer mon job!


Code de présentation par psychose

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MessageSujet: Re: fiches spooky   Ven 31 Aoû - 16:06



Malus T’sarran

167ans ; Américain ; Assassin ; Célibataire ; Elfe noir ; Tom Hiddleston


Caractère

Mauvais - Discipliné - Entrainé - Obstiné - Indépendant - Fidèle à sa cause - Malin - Traitre - Arrogant - Beau-parleur - Condescendant - Curieux
(ne me demandez pas de lui trouver dix qualités, il ne les possède pas!)



Si la pierre tombe sur l'oeuf, malheur à l'oeuf. Si l'oeuf tombe sur la pierre, malheur à l'oeuf.


Anecdotes

• S'il n'est pas lâche, il sait toujours trouver le bon moment pour s'extirper d'une situation qui devient compliquée.
• Il préfère ses armes à sa magie. Bien qu'il se serve en permanence de sorts mineurs, il ne jure que par le contact de l'acier dans sa main.
• Quand on l'a envoyé à la surface, il ne s'attendait certainement pas à trouver une telle diversité ethnique surnaturelle dans les parages. Il songe à revoir les plans d'invasion de la surface des gens de sa race.
• Il a ses ordres et ses directives, mais est également capable d'observation personnelle. Non, il ne vous accordera pas sa pitié parce que vous la lui demandez. Mais il a soif d'apprendre, et considère l'ignorance comme une faiblesse. Et dieu sait si les elfes noirs ne sont pas ignorants du monde qu'ils ont au dessus de la tête depuis le temps qu'ils ne sont pas sortis de leurs souterrains!
• On dit que les elfes noirs, "drows", "druchii", méprisent les autres races par leur simple existence. C'est totalement vrai. Cependant, Malus se doit d'admettre leur intelligence. Là où ses ancêtres se sont piteusement dissimulés dans les entrailles de la terre, les autres races ont pullulé au milieu des humains... et il est toujours bien plus efficace d'abattre l'ennemi de l'intérieur que de l'extérieur.
• Il a une peur viscérale des morts-vivants et autres esprits. Amis vampires, dommage, vous ne ressemblez pas assez à des zombies pour entrer dans cette catégorie.


Pouvoirs

Il manie la dague et l'épée à la perfection.
Il utilise l'illusion pour se fondre dans la masse. Un changement physique peu notable (disons qu'il a pris deux trois couleurs et qu'il s'est taillé les cheveux...) mais qui le débecte totalement de son reflet, et un changement vestimentaire un peu plus flagrant, surtout étant donné qu'il dissimule les armes qu'il porte à la ceinture en permanence. Comment se demander pourquoi les détecteurs de métaux sonnent alors qu'il n'a rien dans les poches...
Illusion qu'il peut maintenir indéfiniment, comme briser en un instant, mais le prive du reste de ses pouvoirs le temps qu'il l'utilise.
Le reste de ses pouvoirs? Créer un portail dimensionnel retour à la maison ou créer des illusions bien plus solides telles qu'un mur en pleine rue ou un dinosaure géant à Central Park... pour le temps qu'elles durent, soit, quelques minutes au maximum.


Tes papiers
Bien le bonjour, allons-y pour les présentations. Je me nomme NathanAbraxas et j'ai 24 belles années derrière moi. Sinon, j'ai connu le forum grâce à Cass et je le trouve lamentable. C'est pour ça que je suis envahie d'abrutis dans le tiroir rp xD. Les images viennent de Argimpasa, au passage. Pour terminer, je dirai cette fois ci, c'est le dernier, juré craché.




L'histoire


Comme le disaient les anciens maîtres de la sagesse : Songe que chaque jour est une vie et hâte-toi de bien vivre, plutôt que de vouloir vivre longtemps sans te soucier de vivre selon le bien.


Fut une époque lointaine où mon peuple marchait fièrement à la surface de ce monde, chassant le bison et harcelant de nos attaques rapides mais efficaces nos cousins elfes. Au milieu des quelques humains qui vivaient là et d'autant de races fantastiques que l'homme a pu en exterminer, nous étions les rois. Aussi craints et redoutés que les vampires ont pu l'être en Europe. Puis l'homme moderne a débarqué de l'océan et nous a contraint à nous réfugier sous terre, loin de la lumière du dieu solaire, nous offrant en pâture à quelques dieux souterrains dont ils espéraient bien qu'ils nous anéantiraient, mais dont nous avons pourtant su nous faire accepter. Durant plusieurs siècles, sous la surface du monde, loin de la conscience humaine, nous nous sommes développés, devenant une société à part entière, qui réclame aujourd'hui son droit à la lumière.

C'est du moins l'histoire qui m'a été racontée, depuis le jour de ma naissance. Où s'achève la vérité et où commence le mythe? Je n'en ai pas la moindre idée. Si cela m'intéressait, j'aurai cherché. Mais je n'avais aucun désir de contredire mes précepteurs, alors même que cette histoire s'ancrait parfaitement dans la logique innée de ma race. Tuer ou être tué. Garder ses ennemis à portée d'arbalète, mais ses alliés à portée de dague. Et songer qu'à trop surveiller ses arrières, une lame pourrait vous surprendre par devant. Trois règles essentielles qui m'ont permis de survivre jusque là. Il n'y a aucune faiblesse permise chez les elfes noirs, et aucune seconde chance n'est jamais proposée.

Mon grand-père fut le chef de notre communauté, l'une des nombreuses communauté de notre race à exister sous la surface du monde. On pourrait croire que cela m'ait donné accès à quelque drap brodé d'or, mais loin s'en faut. Le pouvoir s'obtient par le sang versé, non par quelque stupide idée de parenté voulant que l'on hérite des exploits de quelque ancêtre. Un héros de guerre peut faire naitre un couard. Cependant, si on n'hérite pas des exploits de ses ancêtres, on peut très bien hériter d'une réputation bien moins agréable à porter.

Mon grand-père fut abattu en pleine place publique, un matin, alors que les rares gardes en lesquels il avait eu la sottise de placer sa confiance eurent décidé de fermer les yeux. L'ordre politique de la communauté fut un temps bouleversé. Mon père, ce "grand" homme, échoua lamentablement à renverser la nouvelle élite, bafouant l'héritage de son propre père. Et me couvrant d'opprobre en même temps que lui-même. Il fuit, se moquant peu de moi ou de mon devenir. D'un autre coté, je me moquait éperdument de lui. J'avais près de 40ans, je maniais mes lames à ravir, avais déjà un compte non négligeable d'ennemis morts derrière moi, ainsi que plusieurs cicatrices témoignages de ces combats.

Je démarrais cependant dans la vie avec un désavantage non négligeable. Être le fils d'un lâche, d'un faible. Cracher sur le nom de ce père qui ne m'apporta rien d'autre que sa semence n'y suffit pas. Alors je partis à mon tour. Nombreux étaient ceux convaincus que la lâcheté était effectivement dans mon sang. Mais j'avais un tout autre objectif en tête.
Cinq années après mon départ, j'étais de retour, le cheveu plus long et le vêtement plus usé qu'à mon départ. Et c'est sans cérémonie que j'offrais à la vue de mes détracteurs la tête fraichement décapitée de mon père, trop lâche pour accueillir la mort qui le guettait. Enfin, si la mort d'un elfe noir était un fait assez marquant pour qu'on s'y attarde, ça se saurait. Disons que j'ai payé mon droit d'accès à la cité. Pas franchement que j'y ai été reconnu.

J'ai passé les années suivantes à faire mes armes au sein d'une bande de mercenaires. On pourrait dire "hors-la-loi". Disions que nous n'entrions pas dans le moule de la cité, mais qu'on savait faire appel à nous, contre menu paiement, pour certaines besognes dans lesquelles certaines personnes ne souhaitaient pas être impliquées. Même chez les miens, il existe un tabou du meurtre, apparemment, et cela, je l'ai appris au fil du temps.

On pourrait penser que je fais un gros résumé mal fichu de ma vie. En réalité, les décennies s'écoulent telles les années, et du haut de mes 170ans ou presque, je suis loin d'être âgé parmi les miens. Il me reste plus de choses à voir que je n'en ai déjà vu. L'une des raisons pour lesquelles je me suis proposé lorsqu'est venu le moment d'aller explorer la surface. Une terre qui parvient presque à effrayer les miens aujourd'hui, tant elle nous est inconnue.

La brulure du soleil est insupportable. L'air y est vicié. Le ciel nous tombe sur la tête.
Je me suis souvent demander pourquoi mon peuple souhaitait tant retrouver une terre qu'il craint tant, pour la simple raison qu'un jour, elle fut nôtre. Cependant, je me suis proposé. D'une, la curiosité, malsaine, comme celle de l'enfant qui ira mettre sa main dans le feu pour se convaincre que c'est réellement dangereux. De deux, le désir, toujours, de redorer mon blason, et quoi de mieux qu'aller là où tout le monde recule pour cela? De trois, sept milliards d'humains sur terre, ça fait de quoi aiguiser mes lames. Et ramener quelques esclaves à la maison. Vous connaissez le prix d'un esclave? Ça vaut le coup d'aller se faire tuer pour sept milliards d'entre eux, croyez moi!

Mon arrivée en ce monde ne se fit cependant pas sans heurts. Notre besoin de discrétion me fait revêtir l'accoutrement ridicule des êtres de ce monde, et dissimuler ma magie là où on m'a toujours appris à en user et en abuser, se riant de l'elfe préférant la solidité de ses armes aux pouvoirs qui vivent en son sang. Dissimuler mes lames également. Car d'histoire, notre passé est devenu légende, et bien rares sont les humains que j'ai pu croiser à savoir qu'il n'y a pas que dans les "films" (quel nom barbare!) que l'on use de tels outils.
Une autre vérité m'est apparue également. Nous ne sommes pas seuls à désirer la perte de l'homme et la domination du monde. Vampires, chiens galeux, prêtres et autres races des temps jadis, il semblerait que la ville de Chicago soit moins accueillante pour l'homme qu'elle n'y parait. L'ennemi de mon ennemi est mon allié? Pas chez les Drows.


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MessageSujet: Re: fiches spooky   Ven 31 Aoû - 16:06

[quote="Silas Evenson"]

Silas Evenson

65ans ; Anglais ; Détective privé ; Veuf ; Vampire ; Colin O'donoghue


Caractère

Silas est à la fois l'ombre et la lumière. Capable de la plus grande attention à l'égard de sa demi-soeur et de son neveu, comme d'être la pire des ordures envers ses victimes. Il a perdu foi en l'humanité, bien qu'il sache un peu trop bien se fondre dans le décor. Calculateur, il ne se permet aucun écart de conduite, son contrôle de soi étant presque impeccable même lorsque son travail l'entraine sur des scènes de crime ensanglantées. En revanche, il n'a aucune pitié pour le menu du soir. Remuant sans cesse le passé, il peut se montrer taciturne et maussade, bien que ce soient là des émotions qu'il garde en général pour lui, et que seuls ses proches savent observer. Il compte bien se venger de la perte de sa fille. Mais avant cela, il prendra soin de mettre ses proches à l'abri, sur qu'il est de ne pas en revenir vivant. En règle général, il apparait bon vivant, bien que peu exubérant, et rares sont ceux à soupçonner qu'il puisse avoir un passé cahotique. Il aime être respecté et écouté, et ses équipiers peuvent témoigner de ses hausses de ton parfois virulentes lorsqu'une enquête n'avance pas comme il le souhaite, ou qu'il se retrouve à devoir abandonner une piste par manque de preuves. C'est un bon détective, mais il faut avoir le moral pour le supporter.



Si la pierre tombe sur l'oeuf, malheur à l'oeuf. Si l'oeuf tombe sur la pierre, malheur à l'oeuf.


Anecdotes

• Son travail l'entraine parfois à enquêter sur ses propres crimes, bien qu'il s'arrange en général pour chasser hors de sa zone d'action.
• Il porte autour du cou un pendentif en forme de fleur, qu'il avait offert à sa fille à l'époque.
• Il n'a jamais avoué à sa fille avoir tué sa mère ... tout comme il n'avouera jamais à son neveu d'adoption avoir tué la sienne. Apprendre à regarder où il met les crocs, il a encore du mal.
• Il n'a jamais eu aucun souci à contrôler sa soif de sang pendant le travail (qui l'amène souvent à chercher des bijoux volés ou espionner le mari infidèle de la voisine, mais parfois, sur des scènes de crime moins sympa). Cependant, quand il est en chasse, il tuerait sa propre sœur s'il la croisait.
• Il est doué en dessin. Il met souvent cela à profit pour faire des portraits rapides, ou le dessin sur description ou avec appui photo d'un objet qu'il doit retrouver, mais cache deux ou trois peintures de son ouvrage dans son appartement.


Pouvoirs

Vampire so... super vitesse, sens archi développés, tendance à préférer le sang humain au bon vin et tout ce qui va avec ^^


Tes papiers
Bien le bonjour, allons-y pour les présentations. Je me nomme NathanAbraxas et j'ai 24 belles années derrière moi. Sinon, j'ai connu le forum grâce à Argimpasa et je le trouve horrible, c'pour ça que je monte une invasion dessus... j'avais pas dit que j'arrêtais y a deux persos de ça? .... Les images viennent de Argimpasa, au passage. Pour terminer, je dirai c'est pas faux.


[quote="Silas Evenson"]

L'histoire


Comme le disaient les anciens maîtres de la sagesse : Songe que chaque jour est une vie et hâte-toi de bien vivre, plutôt que de vouloir vivre longtemps sans te soucier de vivre selon le bien.


Ma vie débute en 1953, je dirai, quelque part en février. Il y a longtemps que mon anniversaire ne me fait plus ni chaud ni froid, bien que je n'ai pas encore le loisir d'avoir dépassé l'âge d'une existence humaine.
Pour tout dire, de mon enfance, il n'y a pas grand chose d'intéressant à raconter. Mes parents étaient jeunes et maladroits, mais aimants, bien que légèrement trop protectionnistes à mon goût. Enfin, ils avaient connu la guerre, alors, qui pouvait les blâmer de craindre pour leur fils unique? Oui, j'ai oublié de préciser un truc. C'est que je suis né en Angleterre, près des côtes sur lesquelles, quand il fait beau et que le ciel est dégagé, on peut prétendre apercevoir les côtes françaises opposées. Donc forcément, la guerre... j'y ai même perdu plusieurs oncles que je n'ai jamais connu. Mais à vrai dire, ça me passait bien au dessus de la tête à l'époque, et je crois que ça continue à le faire.

J'avais quinze ans quand la maladie a emporté ma mère. Apparemment, le socle de notre famille. Parce que mon père et moi, et bien, disons qu'on se voyait aux mariages et aux enterrements, comme dirait l'autre. Parlant de mariage, j'avais dix huit ans tout juste quand je l'ai rencontrée, et à peine plus quand son père m'a contraint à l'épouser. La raison? Les filles-mères étaient plutôt mal vues à cette époque. Bref, j'étais le digne fils de mon père, jusque dans ses conneries quoi. Enfin, j'ai eu une fille magnifique. Gwen. Le rayon de soleil qu'il manquait à ma vie. Comment dire que j'étais comblé. Une fille superbe, une situation pas si mal, des études de droit tous frais payés par un père totalement absent de ma vie... Bon, la seule ombre au tableau ça a été les relations houleuses que j'avais avec mon épouse. Celle là, on peut dire qu'elle m'a pourri la vie d'un bout à l'autre. Mais pour mon plus grand bonheur, Gwen s'est révélée une meilleure fille à son père qu'à sa mère. Alors la dite mère, j'en avais juste rien à battre. Et nous avions rendu sport national l'art et la manière de nous éviter.

Bref, nous avons joué à ce jeu pendant quoi, douze, treize ans? Ça aurait pu continuer longtemps. Le tout en évitant de mêler Gwen à nos affaires, bien qu'elle y était déjà trop mêlée pour son propre bien. Un soir, j'ai fait une connerie. Plus grosse encore que d'épouser ma femme, oui, c'est possible. Trainé dans un bar, bu un verre de trop, et me suis laissé ramener par une femme bien trop belle pour être réelle. La rançon de la connerie, je l'ai eue, merci. L'impression de cramer de l'intérieur, l'envie de se tuer soit-même pour que ça s'arrête, la compréhension sortie de nulle part du venin qui s'insinue dans chaque millimètre carré de mon être... non, aucun souvenir, merci d'avoir posé la question. Oui, on peut rajouter "ironique" à mon profil.

Si vous croyez que je savais ce qu'était un vampire à l'époque... la seule chose que j'ai compris, c'est la faim qui m'habitait. Et pour tout dire, j'ai été si surpris de trouver à la rassasier dans les veines d'un être humain... que j'ai laissé repartir le premier! Eh, fallait me donner la notice "attention, tes crocs sont venimeux" avant de filer à l'anglaise! Bref, le second, je l'ai vidé, et la troisième... bah ça a été ma femme tiens! Une chose dont je ne suis pas fier? Avoir, l'espace d'une seconde, pensé à ma fille comme la quatrième. Ce qui m'a fait mettre les voiles. Je ne voulais certainement pas risquer de la blesser par accident. Alors je l'ai confiée à mon père, sur un prétexte que j'ai depuis oublié, et j'ai fui. J'ai découvert un autre truc au passage. C'est le fait de cramer comme une entrecôte sur un barbeuk à la lumière du soleil. Heureusement que l'Angleterre est davantage connue pour ses nuages que pour son soleil du Midi...

Bref, j'ai voyagé, pendant presque un an. Apprenant à maitriser ma soif, dans l'unique but de pouvoir m'approcher de nouveau de ma fille sans risquer de la tuer. Le reste des humains? Ils ne sont d'aucune importance. Seule ma princesse comptait à mes yeux. C'est cependant un message de mon père, transmis par Pierre qui connait Paul qui connait Jack, qui m'a fait revenir au pays. La tuberculose faisait des ravages, et Gwen comptait parmi ses malades. Je crois que j'étais auprès d'elle avant même d'avoir lu la fin du message, me moquant parfaitement de faire découvrir ma nature. Et devant l'incapacité des médecins à y faire quoi que ce soit, j'ai décidé d'agir moi-même, et d'offrir à mon ange l'immortalité que je savais avoir acquis en même temps que tout le reste. Je serai près d'elle, je l'aiderai, et elle était de toute façon bien trop maline, bien plus que moi, pour se laisser avoir au jeu de l'instinct.

Alors je l'ai fait. Je l'ai sauvée. L'ai transformée en ce que j'étais. On est partis vivre en France. Elle voulait voir la France. La Belgique, les pays nordiques, tous ces coins où le soleil ne représentait qu'une gène minime. Et à dire vrai, elle s'est toujours mieux débrouillée que moi avec cette faim qui nous tenaillait. Elle avait un don magnifique. Elle comprenait le langage des bêtes, et prenait soin de sélectionner ses victimes, et parfois même les miennes, parmi ceux qui ne savaient rien faire d'autre que défouler leur rage sur autrui, homme ou bête. Elle était magnifique, tout simplement. Durant deux ans, ça a été le rêve. Sans doute les deux plus belles années de ma non-vie. Celles où je n'ai pas eu à craindre pour la vie de ma fille, et où je partageais absolument tout avec elle. Puis ils sont arrivés. Ces assassins mettant leurs crimes sur le compte de la "justice". Des sorciers, d'une bande que je ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam (d'un coté, je n'ai connu ni Eve ni Adam), a décrété que Gwen était une abomination, et qu'elle n'avait aucun droit d'exister. Ils me l'ont prise, et ont pris un plaisir certain à me forcer à admirer leur œuvre tandis qu'ils la condamnaient à mort. J'aurai voulu mourir moi aussi. Je me suis même abaissé à supplier qu'ils me massacrent comme ils avaient massacrer la prunelle de mes yeux. Mais ils se sont contenté de disparaitre, m'assurant que j'allais retenir la leçon. Fils de catins, tous autant qu'ils étaient.

J'ai voulu mourir. J'ai essayé, à maintes reprises. Je ne suis pas évident à tuer, il faut dire. Alors, en désespoir de cause, je suis allé rejoindre mon père, comptant lui déballer toute l'histoire, et espérant qu'il trouve pour moi la solution que je n'avais pas su trouver jusque là. A vrai dire, je n'ai eu le temps de rien dire qu'il me la présentait. Lyra, sa fille, ma demi-sœur, en somme. Et à dire vrai, quand mon regard trop sombre a croisé ses yeux bleus (ouais, ils ont tous les yeux bleus les gosses, c'est bien connu), j'ai failli défaillir. On dit parfois que les gosses ressemblent davantage à une tante ou un grand-père qu'à leurs parents, et bien, pour le coup, j'ai revu Gwen, l'espace d'un instant. Un instant qui a fait défaillir mes convictions. Bien sur que je garde profondément ancrées en moi la douleur de la perte de mon enfant, et l'envie de vengeance à l'égard de ses bourreaux, mais je crois que cette gosse de deux ans à peine est parvenue à réveiller une part de moi que je croyais éteinte à jamais.

J'ai pris sur moi de veiller sur elle, plus proche de mon père que jamais, plus proche de ma sœur que de personne d'autre. Peut-être que, quelque part, j'ai transposé l'amour que j'avais pour ma fille sur ma sœur, et je m'en veux encore aujourd'hui pour cela, pour avoir failli à ma parole envers Gwen pour prendre soin d'une autre qu'elle, fusse-t-elle de ma famille et de mon sang. Néanmoins, Lyra et moi avons toujours su nous entendre, et nous soutenir, que cela fut lors du décès de notre père ou lorsque ma conscience m'a fait prendre sous mon aile ce gosse que j'avais rendu orphelin sans le vouloir. Si Lyra soupçonne quelque chose sur ma nature? Certainement. Il faudrait vraiment qu'elle soit stupide pour ne pas avoir remarqué que je n'ai pas pris une ride en trente ans. Mais je lui ai demandé de ne pas chercher à en savoir plus, et surtout, de ne jamais poser un nom sur ce que je suis. En trente ans, j'ai appris les règles en vigueur, et je ne tiens pas à les perdre, le gosse et elle, comme j'ai perdu ma fille.

Il y a cinq ans que je me suis trouvé un intérêt pour les enquêtes. D'une, il me fallait bien un travail pour faire vivre ma sœur, de deux, je ne pouvais décemment pas la faire déménager toutes les cinq minutes, et donc, ma zone de chasse s'en trouve réduite. Enquêter et accessoirement trainer sur la radio de la police me permettait donc de savoir si on commençait ou non à soupçonner la présence d'un tueur en série dans les environs. Enfin, je crois que je me suis pris au jeu, à force, et je pourrai presque dire que j'aime mon métier. Enfin, 5années à Chicago, et 5 années depuis lesquelles je n'ai pas pris une ride, une fois encore, ça se pourrait qu'il me faille songer à voir du pays... l'Alaska ça me botterait. La nuit est longue là-bas.


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Nathan Abraxas

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MessageSujet: Re: fiches spooky   Ven 31 Aoû - 16:07

[quote="Ryan Morgan"]

Ryan Morgan

34ans ; Anglais ; Infirmier ; En couple ; Sorcier ; Craig Horner


Caractère

On dit de moi que je suis une tête de mule. Ce à quoi je répond que je connais deux foutus russes dont je n'atteint pas la cheville en la matière. Je n'ai pas ma langue dans ma poche, et quand j'ai un truc à dire, je le dis, même si la personne en face de moi possède de quoi me faire de belles boutonnières. L'injustice est quelque chose que je ne supporte pas, et j'ai une fâcheuse manie à jouer les super héros, que cela me réussisse ou pas, d'ailleurs. Je n'apprend jamais de mes erreurs, et suis parfaitement capable de me casser la figure deux jours d'affilée dans le même trou. Loyal à ma famille, je donnerais sans hésiter ma vie pour ces vampires qui m'ont accepté parmi eux, même si devenir l'un d'entre eux n'est pas exactement dans mes projets immédiats. Ça arrivera peut-être un jour, mais Dim ne pourra pas se plaindre que je lui ai couru après avec cette idée en tête.



Si la pierre tombe sur l'oeuf, malheur à l'oeuf. Si l'oeuf tombe sur la pierre, malheur à l'oeuf.


Anecdotes

• J'ai peu d'amis, mais des vrais, sur qui je peux compter en toutes occasions.
• J'aime Anya, intensément, passionnément... mais je ne suis pas franchement hétéro à la base, et, envie de dire que "chassez le naturel, il revient au galop". Ah, et je suis pas assez idiot pour me demander pourquoi on me rappelle jamais. Avoir une vampire comme compagne, ça éclaire quelques zones sombres.
• Dmitri est ce qui ressemble le plus à une figure paternelle pour moi, et oui, je ferais à peu près tout ce qu'il me demanderait de faire... excepté le meurtre, la torture et autres atteintes physiques ou morales à une tierce personne, ça, je fais pas... bon, il me demande pas non plus, à dire vrai.
• Je suis fréquemment victime de cauchemars d'une vie que j'ai pourtant mis derrière moi, et ai donc appris à me passer de sommeil un maximum. Plutôt pratique quand votre chérie peut pas sortir à la lumière du jour et que vous êtes censé dormir la nuit.
• Je porte constamment autour du cou une chaine en argent sur laquelle pendent mes plaques d'identification militaires. Comme un souvenir d'une époque que je préfèrerai pourtant oublier.
• Ah si, servir de serrure magique à un certain vampire russe mal luné, un talent insoupçonné. Un cœur qui bat, voilà le meilleur barrage anti-vampires pour un vampire.


Pouvoirs

Concernant mes pouvoirs magiques, ma grande spécialité, c'est le feu. Si je ne le crée pas, la flamme de mon briquet suffit à m'en fournir, alors, je n'en suis jamais dépourvu. Ce qui n'est guère au goût de mes deux suceurs de sang préférés.
Un autre truc que je sais faire, à défaut d'y être doué, c'est la téléportation. Du moment que je sois déjà allé à l'endroit où je souhaite me rendre, et que je sois prêt à assumer la baisse d'énergie consécutive à ce sort, tout baigne.


Tes papiers
Bien le bonjour, allons-y pour les présentations. Je me nomme NathanAbraxas et j'ai 24 belles années derrière moi. Sinon, j'ai connu le forum grâce à Cass et je le trouve au bout du 5th compte, y a plus d'avis a donner :p. Les images viennent de Argimpasa, au passage. Pour terminer, je dirai :phan: .


[quote="Ryan Morgan"]

L'histoire


Comme le disaient les anciens maîtres de la sagesse : Songe que chaque jour est une vie et hâte-toi de bien vivre, plutôt que de vouloir vivre longtemps sans te soucier de vivre selon le bien.


La vie est étrange. Il y a ceux qui naissent dans des berceaux dorés et passent leur vie à se plaindre de la moindre bosse sur leur chemin, et ceux qui n'ont pas été spécialement gâtés et s'en sortent très bien. J'espère être dans cette seconde catégorie.

Je suis né dans la banlieue nord de Nottingham, au pays de Robin des Bois et du Shérif. Mon histoire préférée, si on me demande. Des heures que j'ai passé à courir et me perdre dans la forêt de Sherwood, la sortie dominicale obligatoire des environs. Mes parents? Mon père n'a jamais fait partie de l'équation, et avec le nombre de beaux-pères que j'ai connu dans mon enfance, j'ai appris à n'y accorder aucune importance. Le premier vous l'aimez bien, le second vous le trouvez cool, le dixième, vous pariez sur le nombre de jours qu'il passera à la maison. Non pas que je pense que ma mère fut une trainée. Elle avait juste la fâcheuse manie de s'accrocher trop vite au premier mec qui lui offrait deux compliments et un café, et à chaque fois, c'est le gosse haut comme trois pommes et deux beignets qui récupérait les morceaux en attendant le suivant.

A vrai dire, le quartier où j'ai grandi était sympa, et tout le monde se connaissait. J'ai certainement passé plus de temps à trainer dans les rues pavillonnaires avec les gosses du coin qu'à faire mes devoirs, même si, entre deux histoires d'amour vouées à l'échec, ma mère tenait à ce que j'ai de bonnes notes. C'est un paradoxe, les parents, que je n'ai jamais cherché à comprendre. Et à ceux qui se posent la question, on peut être élevé à la godille et savoir se tenir. J'ai jamais été un délinquant, bien que j'aurais fort bien pu le devenir, prenant pour excuse un million de prétextes bidon que ma mère aurait pu m'offrir sur un plateau.

Le coté sorcier? Ouais, ma mère était une sorcière. Pas une bonne, faut dire ce qui est. Disons qu'elle savait tenir ses pouvoirs en laisse, mais les utiliser, ça ne l'intéressait tout simplement pas. Tout juste quelques animations de lumières ou de figurines en plastique pour émerveiller son gamin, ou éviter une catastrophe quand la machine à laver débordait. Personnellement, ça m'a toujours fasciné, et vu qu'elle ne m'a jamais interdit d'y toucher, j'ai appris à m'en servir, petit à petit. Une seule règle, ces capacités devaient rester entre nous, et si quiconque l'apprenait, elle se débrouillerait pour me les retirer. A dire vrai, aujourd'hui encore j'ignore si cela est possible, mais si jamais, faudrait filer le tuyau à la terreur sorcière de la ville, ça pourrait sauver quelques magiciens d'une crise cardiaque précipitée.

Bref, on vivait bien tous les deux. La galère a commencé quand j'avais dix ans. Ma mère est tombée enceinte. Bon, c'est pas ça la galère. J'ai eu une superbe petite sœur dont je me suis sans doute plus occupé que notre mère. Ariane. Une toute petite tête blonde aux grands yeux bleus. Dont j'ai pas assez profité, en vérité. Une méningite et pouf, terminé. Ça a été dur, je dois dire. Autant pour ma mère que pour moi, d'ailleurs. Elle, elle s'est enfoncée, et j'ai rapidement arrêté de compter les bouteilles vides que je balançais à la benne, ou celles, pleines et bien planquées, que je descendais en douce dans la cuvette des wc. Moi? Bah j'avais douze ans et je passais plus de temps à empêcher ma mère de faire des conneries qu'à autre chose. On a connu mieux comme adolescence.

Ca a duré deux ans, comme ça. Et un matin, un mauvais pressentiment qui vous tire du lit deux heures avant la sonnerie du réveil, pour la trouver pendue dans le salon. Une vision qui me hante encore aujourd'hui. Après la ronde des secours, des policiers et autres agents de je ne sais quoi, j'ai vécu un temps chez une voisine avant d'être, c'est quoi l'expression? "pris en charge par le système". Disons plutôt "parqué dans une baraque sordide avec quinze autres mioches". J'ai fugué à plusieurs reprises, jusqu'à me voir proposer une solution pour sortir de là pour de bon. J'avais 15ans, l'âge minimum pour s'engager dans l'armée britannique.

Nous étions alors en 1999, et après quelques mois d'entrainement, de classes et autres exercices, ma première mission fut, comment dire, tranquille. L'Irlande du Nord, ça peut être explosif, mais c'est pas pire que certaines banlieues, ça, je le comprendrais par la suite. La suite? Deux avions de ligne dans les tours jumelles de New York, et une guerre lancée en Afghanistan. Ce que j'ai à dire? Ça change de l'Irlande. Plus chaud, plus sec, et, non, je ne suis pas une station météo. Les 50degrés à l'ombre l'été ça change de la pluviométrie annuelle de l'Irlande. Passer de devoir régler quelques rixes de voisinage à des ennemis vous envoyant des missiles sur le coin du nez, ça change aussi.

L'horreur, c'est pas tant de vivre ces évènements de l'intérieur. C'est d'y survivre. Le premier homme que vous abattez, c'est le plus dur. Les suivants, je ne dirais pas que c'est plus facile, mais, c'est différent. Le premier gosse armé d'une kalash que vous êtes forcés de tuer pour vous protéger, vous ou un de vos compagnons, ça, vous en vous en remettez jamais. Des cauchemars que je fais encore aujourd'hui, un choc psychologique qui m'a permis par la suite d'éviter les combats pour rester à l'arrière du front, mettant mes capacités en faveur de la vie et non plus de la mort. Tenter de sauver mes frères d'armes revenant du combat à moitié morts. En enterrer un trop grand nombre. Dix huit mois de mission avant le retour en Angleterre tant espéré. La médecine, oui, ça me botte. Mais l'idée de retourner sur le front, au milieu des bombes et de l'odeur de mort quasi permanente, ce n'était plus envisageable pour moi. A dire vrai, la guerre m'a changé, et pas en bien. Je me suis renfermé, évitant autant le monde que les gens, et les séances de psy n'y changeaient pas grand chose.

C'est à ce moment là que j'ai rencontré Anya, alors que je profitais de mon retour au pays et du désaccord du psy de la caserne à me laisser repartir (tant mieux!) pour entamer des études de médecine pouvant officialiser un peu les compétences que j'ai pu me faire sur le terrain. Pour être honnête, la médecine "normale" et la médecine de guerre sont deux sciences totalement différentes. Bref, un soir où je rentrais des cours, je suis tombé sur elle. Presque littéralement. Au croisement de deux rues, le choc. Tant physique que psychologique d'ailleurs, parce que, vous l'avez vue une seconde? Oui, je crois que je suis tombé amoureux à la première seconde. Elle? J'en sais rien. Elle a filé aussi sec. On s'est recroisés plusieurs fois après ça. A vrai dire, je crois que je ne voulais pas la laisser filer, même après qu'elle ai confirmé les gros doutes que j'avais sur sa nature en me plaçant ses crocs près de la gorge, comme une ultime menace que je n'ai pas su écouter.

Pendant plusieurs semaines, on s'est tourné autour, sa nature de prédateur et ma vitalité étant les deux grands obstacles qui se sont dressés entre nous. Je crois qu'elle craignait de s'en prendre à moi sans le vouloir, puis de devoir vivre avec ça. Mais je suis têtu, et résistant. J'ai combattu ses craintes, malgré les traces de dents que j'ai récolté en chemin. Alors quand, en 2006, soit presque deux ans après notre rencontre, elle m'a parlé de rejoindre les Etats-Unis et un oncle à elle, j'ai hésité à peu près trois secondes, le temps de me demander quel accueil me réserverait cet oncle mystérieux. Et je n'ai pas été déçu, je dois dire. Si je n'ai jamais crains Anya, malgré les hauts et les bas que nous trainions déjà à l'époque, Dmitri a eu le mérite de me faire penser que j'allais mourir pour de vrai. On peut dire que l'accueil a été aussi glacial que l'hiver russe. C'est peut-être la seule fois où j'ai réellement eu peur pour ma vie. Oui, après des mois passés dans l'horreur des champs de bataille, c'est bien du vampire que j'ai cru voir ma dernière heure arrivée. Pourquoi je suis toujours en vie alors? Demandez lui. Moi, j'ai pas la réponse.

Ce que je sais, c'est que j'aimais Anya comme un fou et j'étais prêt à me bouffer l'animosité de son oncle s'il le fallait. Je crois qu'il a momentanément trouvé son égal d'entêtement. Puis il a du s'habituer à sa présence, comme on s'habitue à celle d'un animal de compagnie. Bref, aux Etats-Unis, j'ai repris un temps mes études de médecine, avant que les déménagements successifs de Dim et Anya me convainquent de laisser tomber. Depuis trois ans que nous avons débarqué à Chicago, je me suis trouvé une place d'infirmier à l'hôpital, et depuis un an à peine, je prend des cours du soirs, toujours en médecine. Qui sait, je l'aurait peut-être un jour, mon diplôme de toubib.


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Nathan Abraxas

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MessageSujet: Re: fiches spooky   Ven 31 Aoû - 16:08

[quote="Nathan Abraxas"]

Nathan Abraxas

33ans ; Américain ; 29février 1984 à Chicago ; Célibataire par intérim ; Sorcier ; Tom Riley


Caractère

Nathan? C'est une calamité ambulante. Où qu'il aille, les ennuis ne sont jamais très loin, et si il y en a un pour tomber dans un piège, c'est bien lui. Il possède cependant un talent rare pour se dépêtrer tout seul de ses ennuis, et ne supporte pas que la cavalerie arrive quand il "était sur le point d'y arriver, pas besoin de renforts, merci." Il connait l'hôpital mieux que les toubibs eux-même à force de s'y faire réparer des trucs, soit du à ses bêtises, soit du à une nouvelle manifestation incontrôlée de ses pouvoirs. Il semblerait que même son inconscient lui en veuille.

Nath, c'est un gosse qui a oublié de grandir. Insouciant, capable de s'émerveiller d'un truc inédit, et ne réfléchissant presque jamais aux conséquences de ses actes. D'aucun diraient inconséquent. Lui répond qu'il profite de la vie, et que si ça gène quelqu'un, il s'en fout.

Les responsabilités ne sont pas son fort. Il les a fuies toute sa vie durant et s"il y a bien une chose qu'il déteste, c'est de se retrouver seul face à un choix important. La peur de parvenir à faire un faux pas le ramène constamment à demander l'aide de son entourage. Juste "en cas où". La seule raison pour laquelle il sait prendre ses responsabilités est sa fille, bien qu'il soit davantage un grand frère qu'un père pour elle. C'est comme ça, l'autorité il n'en a aucune, et tant mieux que la demoiselle n'en ai pas besoin. Par contre, il s'inquiète dès qu'il ne l'a plus sous les yeux, et pourrait rapidement devenir très chiant avec ça.

Fumeur à ses heures, ne refusant jamais un verre de rhum - "mais du bon hein, la picrate du supermarché tu te la gardes, merci" - et ayant touché à à peu près toutes les drogues sur le marché, il se soigne, et fait même des efforts considérables étant donné le trou dans lequel il s'était enterré. Cependant, il a encore du boulot devant lui, derrière ses façades de gamin immature, et a toujours tendance à replonger un peu quand des contrariétés se présentent à lui.

Incapable de conserver une relation amoureuse stable plus de six mois. Depuis son divorce, c'est comme ça, il drague plus que jamais, mais est incapable de faire confiance sur le long terme, s'éloignant sans le voir lui même dès que ça devient trop sérieux. Mais il s'en fiche, et part du principe que "un de perdu, dix de retrouvés". La seule personne qui fait réellement battre son cœur est sa fille, autant dire que le reste n'est qu'accessoire.

Il est du genre rancunier. Se fâche rarement, mais quand on se le met à dos, ce n'est pas la peine d'y revenir. Son ex-femme l'a appris à ses dépens. Autant dire que quand il vient chercher sa fille, il l'attends sur le trottoir, et n'adresse pas un regard à sa mère.



Si la pierre tombe sur l'oeuf, malheur à l'oeuf. Si l'oeuf tombe sur la pierre, malheur à l'oeuf.


Anecdotes

• Une manie des plus énervantes? Celle de se ronger les ongles à longueur de journée, sans doute. Mauvaise manie qu'il a attrapé depuis qu'il tente d'arrêter de fumer, et qu'il a arrêté de foutre son salaire en l'air dans la dernière drogue du quartier. C'était ça ou les chewing-gum, mais il préfère s'abimer les doigts que les dents.

Les portables ont une peur phobique de lui tant il en détruit, incapable qu'il l'est de se rappeler que ces appareils n'aiment ni l'eau, ni chuter du troisième étage sans ascenseur, ni encore gouter aux dents d'un chien trop gourmand... quand il ne se contente pas de les perdre tout simplement. Fut une époque où on se cotisait pour lui en racheter un. Maintenant, on préfère gueuler son nom depuis l'autre bout de la rue et lui faire confiance pour nous entendre.


Pouvoirs

C'est un sorcier, ou du moins, il possède des pouvoirs magiques. Avec lesquels il est assez peu doué pour éviter de s'en servir, et effrayer tout le monde quand il essaye. Enfin, il essaye, et arrive même à faire quelques petites choses du niveau d'un gosse de cinq ans avec ses pouvoirs. Jusqu'à ce qu'on le surprenne par derrière et qu'il perde tout contrôle, allant faire exploser une fenêtre qui n'avait rien demandé... En général, il ne s'en sert pas sans un mentor quelconque à coté, ou alors, uniquement sur des sorts qu'il connait comme sa poche, comme allumer sa cigarette ou animer quelques secondes un origami.


Tes papiers
Bien le bonjour, allons-y pour les présentations. Je me nomme NathanAbraxas et j'ai 24 belles années derrière moi. Sinon, j'ai connu le forum grâce à Cass et je le trouve envahi de ma personne, faut que j'arrête. Les images viennent de Argimpasa, au passage. Pour terminer, je dirai viendez les gens, viendez! .


[quote="Nathan Abraxas"]

L'histoire


Comme le disaient les anciens maîtres de la sagesse : Songe que chaque jour est une vie et hâte-toi de bien vivre, plutôt que de vouloir vivre longtemps sans te soucier de vivre selon le bien.


Je suis né le 29 février 1984, à la veille de la Nouvelle Lune. D'après mon père, c'était un signe. Si ça lui chantait. Pour ma part, les signes, j'en ai à peu près jamais rien eu à foutre. Ma mère était une humaine. De ce dont je me souviens, jeune et joliment brune, avec les grands yeux noirs dont j'ai hérité. Je dois avouer que les souvenirs sont vagues, étant donné que je n'avais pas dix ans lorsqu'elle m'a été enlevée. Dans cette ville à la con, on se demande tout de suite "c'était quoi? Vampire, loup-garou, sortilège raté?". Je répond simplement : Une voiture, ça existe aussi dans le coin. Au milieu de cette effervescence magique où chaque jour peut être le dernier, c'est dans un foutu accident de voiture que j'ai perdu l'être le plus cher à mon cœur.

Mon père lui, était sorcier. C'est de lui que je tiens, malheureusement, ces pouvoirs qui me pourrissent la vie. Lui a vu sa première famille, son épouse et un fils qu'il a toujours aimé bien davantage que moi, être tués par ceux de ces hommes qui nous craignent suffisamment pour avoir peur de nous, et assez peu pour se soulever contre nous. Je me suis souvent dit que c'est ce qui l'avait rendu si aigre, et incapable d'éprouver d'autre émotion que la colère et la méfiance. J'ignore si je touchais juste, ou si je me contentais de donner une excuse à un homme foncièrement mauvais. Mais, ce dont je me souviens le plus à son sujet, ce n'est pas tant son visage que la canne sur laquelle il s'appuyait pour se déplacer. Canne que j'ai assez souvent pris sur le corps pour en connaitre la moindre aspérité, et être probablement la cause de certaines des cicatrices de son bois.

J'avais six ans quand ça a commencé. Dans le dos de ma mère, bien sur. Depuis la mort des siens, mon père refusait d'entendre parler de magie. Alors devinez son enthousiasme quand son gamin s'est mis à faire léviter des trucs dans ses mains. Rien d'énorme hein. De petits cailloux, des cubes de Lego que je n'avais pas réussi à avaler, ce genre de choses. Mais l'idée, c'était de tuer le talent dans l’œuf. Pour le coup, je n'ai guère mis de temps à associer la magie à la canne, et à enfoncer tout au fond de moi cette curiosité qui m'animait devant ce que je semblait pouvoir faire. Lorsque ma mère est décédée, ça a été le déclic qui a définitivement mis un terme à ma carrière de sorcier. A présent, j'étais seul avec lui, et rien ni personne ne l'empêcherait de m'en coller une si je le cherchais.

J'ai subi les coups pendant cinq ans encore, me frapper jusqu'à l'inconscience étant devenu pour mon paternel un moyen de se défouler sur ce destin qui lui prenait chacun des siens, l'un après l'autre. Ce dont j'étais responsable, moi? De rien, si ce n'est d'être dans ses pieds, toujours à portée de main quand l'envie de cogner lui prenait. Et quand l'envie me prenait de fuguer pour échapper à mon tortionnaire? Mauvaise idée, car au retour, la punition était la même. Quand je disais que je connaissais cette canne par cœur, jusqu'au pommeau en argent qui fait plus mal encore que tout le reste de l'outil.

J'avais 15ans quand j'ai réussi à m'échapper pour de bon. Une fugue de plus qui a du être à ses yeux la fugue de trop. Après tout, si je ne voulais pas qu'il prenne soin de moi, il n'allait pas m'y forcer davantage non? J'apprendrais par la suite qu'il avait de toute façon mieux à faire que de se battre avec moi, mais ceci est un autre chapitre. Je pensais savoir me démerder tout seul, sans réaliser ce que cela signifiait de se retrouver à la rue à l'âge de 15ans. Et encore, j'ai cette veine immense d'être débrouillard et adaptatif, et assez futé pour savoir quand rendre les coups et quand me tirer. Ça m'a probablement sauvé la vie, je dois dire. Quoique mes grands projets de boulot/appart/vie normale se sont rapidement changés en came, alcool et squats. Quelques séjours en garde à vue pour des histoires de vol à l'étalage aussi. Et plusieurs points de suture faits maison me conduisant à l'hôpital quand je n'avais pas su esquiver un coup assez vite. Les risques du métier quoi.

Si j'étais seul? Non. Mes précédentes fugues m'avaient ouvert un réseau de relations qu'un gosse de riche ne soupçonne pas. Et ce meilleur ami que je considère comme tel depuis que nous avons douze ans, un de ces fugueurs oubliés du système, c'est lui qui m'a épaulé au début. Lui qui m'a défendu, et lui encore avec qui j'ai partagé un peu de chaleur humaine au cours des longues nuits d'hiver. Meilleur ami, frère, confident, compagnon... je crois qu'il n'y a pas une chose que nous n'avons pas partagé, pour tout dire. Ou si, une peut-être. Une dont il se méfiait, et un conseil que j'aurai surement du appliquer.

A cette époque, j'étais encore... disons, récupérable. Bien sur que j'avais depuis longtemps gouté aux plaisirs de l'alcool et d'une panoplie assez conséquente de drogues plus ou moins dures, mais on ne peut pas dire que j'étais complètement accro. Ça permettait d'oublier la galère, rien de plus. Bref, j'avais 17ans quand la prochaine calamité m'est tombée sur le coin du nez. En l'apparence d'une femme. Bien sur. Les femmes sont la perte de l'homme, et elle, elle aura eu le mérite de me faire découvrir que j'étais peut-être pas aussi gay que je le pensais. Ce qu'on appelle un "coup de foudre" quoi. On oublie juste de dire que la foudre peut tuer. Bref, résumé rapide. Elle se promenait dans la rue comme n'importe quelle personne lambda, un trou du cul avec lequel j'avais déjà eu quelques rixes lui a piqué son sac, j'ai démonté le mec et rendu le sac à la madame. Le coup classique, absolument pas prémédité. Bref, on s'est revus, on a fini par sortir ensemble, et de fil en aiguille, j'l'ai même demandée en mariage! Bon, ça, c'était peut-être un coup d'émotion après qu'elle m'ait annoncé sa grossesse. J'en sais rien, quand j'y repense, j'me dis qu'on fait de belles conneries quand on est amoureux!

Non, la connerie, ça n'a pas été ma fille. Jamais. Elle, c'est bien la plus belle chose qu'il me soit arrivé en ce monde, et si j'avais à repartir de zéro, je referai tout pareil, juste pour être sur de la voir arriver de nouveau dans ma vie. Alors, y a des pères qui ne prennent pas même deux minutes dans la journée pour prendre leur gosse dans leurs bras, je crois que j'étais plutôt de ceux qui ne prennent pas deux minutes dans la journée pour la poser hors de mes bras. Ouais, je devais être chiant, mais à ma décharge, sa mère a jamais été archi maternelle non plus, alors ça devait pas la gêner plus que ça que je m'en occupe H24. Ça lui laissait largement le temps de me cocufier par derrière quoi. Et là, vous imaginez bien, le drame, le divorce, les avocats (et quoi de mieux que de coucher avec l'un d'eux pour qu'il vous soit efficace hein...), la garde plus que non équitablement partagée de la petite, et moi, j'ai replongé, mais alors là, en chute libre. Quand j'y repense, connerie complète. J'aurai du me montrer à la hauteur pour ma fille, mais les difficultés, je ne sais pas les gérer. Et de devoir passer de l'avoir constamment sous les yeux à ne pouvoir la voir qu'une après-midi par semaine, quand sa foutue mère l'aurai décidé, j'ai pas supporté.

Bref, ma fille avait deux ans, moi, quelque chose comme 21, j'ai du nous faire trois tentatives de suicide dans la même semaine, et j'vais éviter de dénombrer les bouteilles et les seringues que j'me suis envoyé au cours des six années qui ont suivi. J'étais de retour dans les rues de Lynn, en solitaire cette fois. A vrai dire, il n'y en a qu'un qui savait m'approcher. Un qui ne m'a pas laissé le choix d'ailleurs, et, même s'il lui a fallu du temps pour ça, qui a su me montrer que j'étais le dernier des abrutis congénitaux à me pourrir la vie de la sorte alors que j'avais tout pour être heureux, pour peu que je le cherche un peu. "Si tu tire pas la couverture à toi, c'est pas la vie qui va te border toute seule". On a tous un talent bizarre. Lui, c'est d'inventer des dictons qui ne tiennent pas debout, mais qui se révèlent étrangement vrai dans le même temps.

Le déclic, j'l'ai eu à 27ans. C'était le huitième anniversaire de ma fille, et j'comptais bien en profiter pour la voir. Eh, j'avais fait les choses bien, j'étais sobre et clean, comme à chacune de mes visites. Ma fille pourra pas dire m'avoir vu bourré un jour, même quand j'étais au plus mal. Sauf qu'au lieu de la trouver chez sa mère, c'est à l'hosto que j'l'ai revue. Accident de vélo, une jambe cassée et un poignet foulé. La joie. Et devant la porte, le foutu mari de mon ex, le si charmant avocat, tentant de m'empêcher de voir ma fille. J'crois pas non. Ça a gueulé un moment, on a bien failli se faire foutre dehors par les infirmières, mais j'ai quand même réussi à claquer son caquet au petit coq. Bref. De voir ma gamine, là, dans cette foutue chambre d'hôpital, j'ai pris conscience que j'comptais profiter d'elle autant que faire se peut, et que j'comptais bien qu'elle ai encore un père dont profiter dans les années à venir. Les résolutions, ça a le mérite d'être radical. Ma fille a réussi là où toutes les cures avaient échoué. Du jour au lendemain, j'ai plus jamais touché à quelque drogue que ça soit, et si je bois encore quelques verres aujourd'hui, je suis plus que raisonnable sur ma consommation. Quand à la clope? J'me la réserve dans les moments de stress.

J'peux dire que je me suis mis un coup de pied au cul. J'me suis trouvé un boulot, puis un salaire, et un premier appart. Pas le mieux, mais un toit sur ma tête. De là, un nouveau boulot, mon père a clamsé, j'me suis découvert un demi-frère aussi chiant que rasoir mais que j'ai bon espoir de décoincer un jour, me suis installé dans un nouvel appart, le tout en n'oubliant pas de passer voir ma fille chaque jour que possible, ayant vite trouvé à escalader le mur jusqu'à la fenêtre de sa chambre pour y laisser des mots ou des cadeaux. Attendant d'être assez stable sur tous les points pour obtenir davantage de garde pour l'ado de 14ans que j'en ai eu pour la gosse de 2ans. Avec un avocat dans la balance, pas gagné, mais j'ai davantage de soutien aujourd'hui que j'en ai eu à l'époque.


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MessageSujet: Re: fiches spooky   Ven 31 Aoû - 16:08

[quote="Dmitri Romanov"]

Dmitri Romanov

327ans, Russe, 12 juillet 1690 à Moscou , Marié, Vampire, James Marsters


Caractère

Jaloux et possessif, ça va de pair. Non, je ne suis pas de ceux à empêcher leur femme de sortir et poser un million de questions à leur retour, mais je la considère suffisamment chasse gardée pour ne pas tolérer la concurrence. Surtout quand elle vient d'un aïeul sans âge qui pourrait aisément me faire de l'ombre.
Obstiné Défaut ou qualité, cela dépend des circonstances. Toujours des circonstances, encore et encore. Je suis droit dans mes bottes et fier de mes choix, même si mon chemin est bien loin de suivre celui que je m'étais donné au départ.
Lâche Ceci est mon pire défaut. De deux maux je choisis toujours le moindre, et s'il me faut faillir à ma parole pour survivre, je n'aurai aucun scrupule à le faire. Celui qui ne fait pas de vagues est celui qui tient le plus longtemps en selle.
Lunatique et oui j'ai mes humeurs. Et quelque chose qui m'intéresse fortement le lundi peut me paraitre sans intérêt aucun le mardi. J'ai jamais prétendu être un allié fiable, vous n'avez qu'à vous en mordre les doigts tous seuls si vous l'avez pensé. Pour ma part, je ne connais pas le mot remord.
Regret J'en ai pas beaucoup. Mais si je dois en citer un, c'est celui de n'avoir jamais eu d'enfants. Même si Ryan et Anya comblent assez bien le vide pour que je n'en veuille pas d'autres. Mais braver le soleil pour me glisser dans l'ombre et observer les gosses dans la cour de l'école ou sur le terrain de jeu, ça m'arrive plus souvent qu'on ne le croit. Quand à en attaquer un? Des siècles que ce n'est plus arrivé.
Solidaire, avec ceux de mon sang uniquement. Si j'ai tué mon père sans l'ombre d'un remord, j'ai veillé de loin, quand j'y pensais, sur le reste de la famille, génération après génération. Jusqu'à eux, Anya et Ryan. Ils m'ont rendu une partie de mon humanité, et je fais de mon mieux pour veiller sur eux à mes heures. Oh non, je ne jouerai pas les tontons gâteaux, j'ai trop de fierté pour cela, mais ces gamins là, j'y tiens particulièrement.



Si la pierre tombe sur l'oeuf, malheur à l'oeuf. Si l'oeuf tombe sur la pierre, malheur à l'oeuf.


Anecdotes

Choses à savoir?
• Celui qui s'en prend à ma femme est un homme mort... parce qu'elle l'aura tué avant que j'arrive.
• Celui qui touche à ma voiture est un homme mort.
• Et celui qui touche à un cheveu de mes neveux... ouais nan, ils sont assez grands pour se défendre tous seuls.
• J'ai la mauvaise manie, parfois, de trainer près des écoles, en pleine jour, au risque de me cramer gentiment la couenne (même si je ne suis pas totalement fou, je reste assez à l'ombre et je profite des ciels bas pour ça...et je reste coincé sous le dit "coin à l'ombre" du lever au coucher du soleil...). Anya dit qu'un jour je rapporterai un gosse à la maison. Je lui répond volontiers qu'avec les deux têtes à claque que j'ai à gérer, j'ai bien assez de boulot.


Pouvoirs

En tant que vampire, la capacité à rôtir au soleil comme un poulet dans une rôtissoire. Sinon, rapidité, sens développés, force accrue, hypnose ... Certains disent que son sale caractère est un pouvoir de dissuasion efficace aussi, je vous laisse juge.


Tes papiers
Bien le bonjour, allons-y pour les présentations. Je me nomme NathanAbraxas et j'ai 24 belles années derrière moi. Sinon, j'ai connu le forum grâce à Cassandra et je le trouve encore une fois, nul, c'pour ça que j'radine trois persos dessus xD . Les images viennent de Argimpasa, au passage. Pour terminer, je dirai lol! .


@Dmitri Romanov a écrit:

L'histoire


Comme le disaient les anciens maîtres de la sagesse : Songe que chaque jour est une vie et hâte-toi de bien vivre, plutôt que de vouloir vivre longtemps sans te soucier de vivre selon le bien.


Romanov. Un nom qui en impose en Russie. Famille de Tsars, de père en fils, de mère en fille, depuis si longtemps que cela semble un fait ayant toujours été vrai, et ce même si le pouvoir de cette famille est aujourd'hui diminué.
Bâtard. Tous les rois ont leurs bâtards, ces fils grandissant dans l'ombre de leurs héritiers, gène permanente de leurs père, demi-frères et belle-mère. Bâtard, c'est ce que j'étais, depuis le jour de ma naissance et jusqu'à ma mort. Mon père n'était nul autre que Pierre 1er de Russie, Pierre le Grand, premier Empereur de Russie. Quand à ma mère, une courtisane l'ayant approché de trop près, certainement. Je ne peux guère me vanter de l'avoir connue, ayant été élevé par d'autres, comme n'importe quel fils de noble est bien davantage élevé par ses servantes que ses parents. J'ai eu un frère, enfin, demi-frère, ou plutôt, plusieurs demi-frères & sœurs, même si le seul ayant compté pour moi fut l'ainé de la fratrie, Alexis, de quelques mois seulement mon ainé, et dans l'ombre duquel je passais suffisamment de temps pour que de véritables liens se tissent entre nous. D'un coté, c'est le seul ayant vécu au palais en même temps que moi qui vécu assez longtemps pour que je m'en soucie.
Oublié. Effacé, invisible aux yeux de tous, ainsi passa mon enfance. Je n'ai pas à m'en plaindre, quand j'y repense, après tout, tout les fils illégitimes du monde ne dorment pas dans des draps en soie tissée de fils d'or, ne profitent pas des leçons enseignées à un petit prince capricieux refusant l'absence de son demi-frère et seul ami lors des visites de son précepteur, et ne profitent pas du gite et du couvert royal tandis que le peuple souffre des ardeurs de l'hiver. Non pas oublié, privilégié. Un fils de tsar de la sécurité duquel personne ne se soucie, disposant de la liberté de ceux qui n'accèderont jamais au trône.
Cavalier. La passion pour les chevaux me prit dès ma plus tendre enfance, lorsque je suis pour la première fois monté sur la selle de l'une de ces créatures. Comment un animal si fier et sauvage pouvait accepter de servir de monture aussi docilement? Ce sont des heures et des jours de mon enfance que je passais dans les écuries, et il ne me fallut que quelques courtes années pour devenir bien meilleur cavalier que mon frère, ce qui donna lieu à nombre de courses et autres joutes amicales entre nous. L'équitation était bien le seul domaine où le bâtard surpassait l'héritier, et le seul domaine où l'héritier ne supportait pas d'être supplanté par le bâtard.
Guerrier. Rares étaient les occasions où mon père se souvenait de mon existence, mais cette fois-ci, j'ai pensé que j'aurai préféré qu'il m'oublie. J'avais un peu plus de seize ans lorsqu'il fut décidé que j'avais passé bien assez de temps au palais sans autre raison que le sang des Romanov coulant dans mes veines. Raison d'autant plus futile que mon père ne m'a d'ailleurs jamais officiellement reconnu comme son bâtard, et qu'il est de mon fait seul de me présenter aujourd'hui comme un Romanov, comme une moquerie faite à cet homme n'ayant jamais pensé à moi, et un souvenir de mon frère aujourd'hui décédé. Cependant, je m'égare. Je disais donc que mon père décida qu'il était temps pour moi de voir du paysage, débarrasser le plancher, ou quelque expression qu'il vous plaira d'utiliser, et m'envoya rejoindre les rangs de l'armée, où mon statut de bâtard du tsar me fit bénéficier de bien moins d'égards qu'au palais. Si, jusqu'à présent, j'avais pu profiter des bons cotés de ma condition, j'ai rapidement appris qu'un bâtard ne pouvait compter sur personne d'autre que sur lui-même en dehors de sa cage dorée.
Frères. J'avais 27ans quand je quittais enfin l'armée, après plus d'une décennie de galère, de combats aussi bien face à nos ennemis qu'entre membres d'une même troupe, de frimas et de famine, et une missive de mon frère me fit rejoindre non pas Saint-Pétersbourg mais le palais de l'empereur Charles VI, où il s'était réfugié suite à l'ire de notre père. Cependant, à peine un an plus tard, je ne parvins pas à le convaincre de m'écouter lorsqu'un messager lui fit croire que le tsar était prêt à lui pardonner toutes leurs divergences d'opinions et d'actions. Retour en Russie, donc, même si je le plaçais sur de mauvais augures malgré les tentatives de Alexis de me faire rejoindre son point de vue et sa logique, qui aurait pu paraître logique à qui ne connaissait pas personnellement notre père : un tsar ne se risquerait pas à perdre son unique héritier. Seulement, si je ne parvins qu'à être enfermé jusqu'à ce qu'un garde, de mes amis de la guerre, ne me libère contre quelque compensation pécuniaire, mon frère lui, n'en revint jamais. J'appris peu de temps après qu'il n'avait effectivement pas survécu à ce retour au palais impérial, bien que je n'ai jamais pu me convaincre de la version officielle de cette affaire.
Libre. 1722, soit quatre années plus tard. Quatre années durant lesquelles j'ai découvert les plaisirs simples réservés à d'autres bâtards de moins nobles lignées. Les tavernes, l'alcool, les femmes, tant de plaisirs interdits au sein du palais impérial, même pour un simple bâtard sans importance. Si je dois avouer avoir côtoyé quelques femmes et bu quelques verres lors de mes années passées au front, ces quatre dernières années ont véritablement été celles où j'en ai profité à fond, comme un vrai petit parvenu, pourtant fauché comme les blés en début d'hiver. C'est finalement dans l'une de ces tavernes que j'ai croisé la Mort personnifiée en la personne de Mina, jolie fleur ténébreuse oubliée dans l'ombre d'un coin sombre de la pièce. Mina comme la Mina de Dracula, oui, mais à l'époque, Bram Stoker n'avait pas encore écrit son roman, donc non, je n'ai absolument pas associé cette femme à un quelconque vampire ... Bram Stoker aurait peut-être du naitre deux siècles plus tôt, en fait.
Mort. Quatre piqures, quatre lames acérées et affamées déchirant la peau de ma gorge, et rapidement, l'impression d'avoir bien trop bu sans avoir pourtant ouvert la moindre bouteille, alors que, loin d'être celui qui s'abreuve, je suis celui qui se vide de son sang minute après minute. L'horizon s'assombrit soudain alors que le sol se dérobe sous mes pieds et que je jurerai voir la lumière au bout du tunnel. La suivre, bonne idée? A voir.
Renaissance. La lumière m'éblouit l'espace d'une seconde, provoquant comme une brulure à l'acide dans chaque parcelle de mon être, avant de disparaitre subitement, mes yeux s'ouvrant sur un piège sombre dans lequel je suis apparemment tombé. Je tente sans succès de respirer, remarquant cependant que je ne suffoque pas non plus, et décidant d'y réfléchir plus tard, alors que je dégage mes mains comme je le peux afin de pouvoir toucher ce qui s'emprisonne. De la terre, rien que ça. Enterré vivant, sérieusement? Ça y est, je panique. Si j'ai bien une phobie profonde, c'est la claustrophobie, et là, elle est totalement présente!
Monstre. Plusieurs heures me sont nécessaires pour m'extirper de cet enfer dans lequel je me trouvais avant que la lumière des étoiles ne se reflète enfin dans mes yeux, et à peine sorti de ce trou, une autre préoccupation me vient à l'esprit. La faim. Comme si je n'avais pas mangé depuis des semaines. En fait, c'est peut-être le cas. Combien de temps ai-je passé sous terre? Cette réponse, c'est Mina qui me l'apporte, comme je la croise de nouveau alors que je sors de la boutique que ma faim m'a forcé à piller avant de me rendre compte que rien ne parvient à attirer ma gourmandise. Rien, à part les battements que j'entends sous la peau du cou du gérant des lieux, qui me donnent l'étrange envie de le dévorer vivant. Ainsi donc, Mina est un vampire, et c'est ce que je suis et ce avec quoi je dois "vivre" jusqu'à ce que cette existence s'achève. Mais, on m'a demandé mon avis à moi? Enfin, Mina m'informe rapidement que quoi que j'en pense, rien ne pourra me permettre de revenir en arrière, alors, autant aller de l'avant? Avec une paire de crocs qui n'attendent que de se nourrir du sang d'un être humain innocent, aller de l'avant prend une toute autre tournure...
Vengeance. 1725. Trois années déjà que Mina a fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Trois années qu'elle m'apprend tout ce qu'elle sait de notre nature, et trois années que nous formons un couple aussi solide que peut l'être celui formé par deux créatures dépourvues de sentiments. Trois années aussi que nous voyageons, comme notre appétit nous force à de fréquents déplacements afin d'éviter d'être découverts. Mais il me restait une tâche à accomplir. Contre l'avis de ma créatrice. C'est donc seul que je reviens à Saint-Pétersbourg, et plus précisément, au palais impérial, profitant du calme de la nuit, de ma connaissance des lieux et de la furtivité que me donne ma nature pour pénétrer dans le palais et trouver le maitre des lieux, mon père, l'assassin de mon frère, à qui je n'hésite aucunement à exposer ma nature, le tourmentant au sujet de sa mort prochaine, avant que mes crocs ne lui déchirent la gorge, mettant un terme à l'existence du tsar. Bien entendu, ce ne sera pas la raison officielle retenue par l'Histoire, mais moi je le sait, et cela me suffit.
Voyageur. J'ai retrouvé Mina quelques jours plus tard, et, après la soufflante du siècle sur les risques inutiles que j'avais pu prendre pour tuer mon père, nous sommes repartis ensemble, traversant l'Europe entière et d'autres pays encore, nous installant parfois quelques années quelque part pour mieux repartir ensuite, mais jouant le plus souvent les nomades. Nous tenir à carreaux n'a jamais été notre fort, pardon, me tenir à carreaux n'a jamais été mon fort, et si Mina avait un total contrôle sur ses instincts, il n'en a pas toujours été de même de moi, et il nous fallu à plusieurs reprises disparaitre de la circulation suite à une erreur de ma part. Que voulez-vous, ces humains sont de vrais hamburgers ambulants. Si vous restiez deux jours sans manger et qu'on vous offrait un hamburger frites, sauriez vous dire non?
Installé. 1837. A force de voyager, j'avais besoin de me poser quelque part de façon durable. Peut-être en avions nous besoin tous les deux, en fin de compte, et cela m'a juste totalement frappé alors que notre route nous faisait découvrir l’Écosse et ses lacs emplis de légendes. Le plus célèbre et celui qui frappait le plus les gens de terreur, avec des histoires toutes plus folles les unes que les autres sur le monstre vivant dans ses eaux était bien entendu le Loch Ness et celui qui nous a tapé dans l’œil sans détour. Un manoir hanté dont les gens refusaient seulement de s'approcher? Parfait pour un couple de vampires ayant soif de tranquillité. Enfin, tranquillité, c'était vite dit. Une décennie suffit à ce que les quelques victimes par an et les trop nombreux cervidés que nous abattions pour notre alimentation commencent à devenir suspect, même dans une région si pleine de légendes, et nous repartions de nouveau, gardant tout de même les lieux en réserve pour nous y réfugier plus tard. Après tout, nous étions immortels, suffisait d'attendre que les choses se tassent et nous pouvions revenir quelques temps, plus discrètement cette fois-ci. Ce que nous fîmes en 1865, avant de repartir de notre propre chef en 1869.
Seul. Il y a presque un siècle que je me suis retrouvé seul. Si Mina a su m'enseigner tout ce qu'elle savait de notre race, et une capacité inouïe à finalement me contrôler bien mieux que lors de mes jeunes années, comme si j'avais trouvé un bouton m'offrant une conscience, c'est pourtant vide que je trouvais le lit à mon réveil, un soir d'hiver. Je n'avais jamais pensé que la lassitude pourrait un jour s'installer entre nous, mais il semblerait que j'aurai du la voir venir ... et après avoir écumé l'entièreté du territoire américain, où nous nous étions installé quelques mois auparavant, c'est vers l'Europe de l'est que me guidaient mes pas, comme je sentais qu'un retour aux origines s'imposait. Pour elle, la Transylvanie et Dracula, pour moi, la Russie impériale ... Une seule certitude est bien présente à mon esprit : tant que nous serons tous les deux "vivants", nos chemins se croiserons de nouveau, comme à chacune de nos séparations, même si ces dernières n'ont jamais eu pour durée la moitié de la dure totale de notre relation.
Retour aux sources. Je rejoignis la Russie impériale, vivant près de quatre années dans l'ombre du tsar Nikolai Romanov, Nicolas II pour d'autres, quelque chose comme mon quatre ou cinq fois arrière petit neveu (ça donne un léger coup de vieux), tentant sans succès aucun de le mettre en garde contre une menace bien plus grande que le vampire vivant dans le palais : Raspoutine. Lorsqu'il attaqua finalement le palais, je ne parviens à éloigner de sa folie meurtrière envers les Romanov que la jeune Anastasia. Il avait bien précisé qu'il comptait abattre "jusqu'au dernier des Romanov"? Je n'en était peut-être pas complètement un, mais suffisamment cependant pour que je ne tente pas la folie d'y retourner. Sauver la gamine me suffisait amplement dans le genre "acte héroïque".
Seul, again. Je ne comptais pas l'élever, cette petite. Comment aurais-je pu, de toute manière, en passant mes journées, du lever au coucher du soleil, à me cacher de la lumière brulante du soleil dans quelque cave ou ruine que je trouvais en chemin? Alors je l'ai laissée, dès que j'ai été convaincu d'être suffisamment éloigné de St Pétersbourg pour qu'on ne fasse pas le lien entre une orpheline choquée faisant un blocage amnésique et la princesse mystérieusement échappée du palais. Puis j'ai repris ma route, direction l'Europe de l'Ouest et un sympathique fou ayant décidé d'offrir à manger aux vampires et autres nécrophages du quartier. Les guerres ont ça de bien que ça offre de la bouffe facile à des créatures telles que moi, même si je préfère de loin achever les mourants que bouffer les morts. Le sang de mort, je le digère vraiment pas ...
Famille. 1918, au sortir de la guerre. M'étant repu pour des décennies avec les restes de cette guerre stupide, je décidais de prendre des nouvelles de Anya. Entre autres, j'ai également eu écho de sa grand-mère Marie ayant survécu au massacre et réfugiée à Paris, et avait pour idée de réunir les deux dernières parties de la famille. Oui, je suis sentimental parfois. Le voyage de la Russie à Paris fut l'occasion de remettre à jour la mémoire de la désormais jeune femme, mais également de la faire tomber dans ce monde qui est le mien, car difficile de garder secrète ma nature en passant mes nuits avec elle et mes journées à l'abri.
Destin. On peut dire qu'il s'acharnait sur nous, car il n'y avait pas trois mois que nous avions rejoint Paris que Raspoutine nous retrouva, et je ne put que le ralentir dans son attaque alors que Anya s'effondrait, l'odeur de son sang emplissant mes narines. Sang qui n'avait cette fois pas le goût que je pouvais lui connaitre, mais un goût de cendre, aussi sombre que pouvait l'être mon humeur. Laisser mourir celle que j'étais parvenu à sauver jusque là? Hors de question pour moi, et cela me suffit pour planter mes crocs dans la chair du cou de la jeune princesse agonisante, lui ouvrant les portes d'un royaume dans lequel je m'étais juré de ne jamais entrainer personne.
Mentor. En tant que son créateur, je me devais de veiller sur ma jeune nièce et l'aider à appréhender sa nouvelle nature. Et j'ai assez rapidement du avouer mieux comprendre l'exaspération de Mina a mon égard lorsque les rôles étaient inversés. Tenir en laisse un vampire nouveau-né démarrant au quart de tour à l'odeur de la plus petite goutte de sang existant dans le kilomètre carré environnant est juste tuant. Et je vous explique même pas à quel point ça peut dégénérer quand la demoiselle vous explique qu'elle est Grande-duchesse et que vous n'êtes qu'un bâtard indésirable n'ayant rien à dire à sa majesté.
Festin. Et oui, les humains n'ont apparemment pas besoin de nous autres "monstres" pour mourir en grand nombre. En fait, s'entretuer eux-mêmes, ils sont plus que doués pour cela. Et après une première Guerre Mondiale, allons-y gaiement pour une seconde. Personnellement, ça m'a donné de quoi calmer l'appétit sans bornes de ma protégée. Et lui a mis deux trois grammes de plomb dans le crâne également, comme il semblerait que la barbarie dont les humains ont su faire preuve au cours de ces quatre années a même su paraître amorale pour nous autres vampires. Bon, d'accord, y avait de la nourriture facile, à condition bien sur d'éviter les bombes, mais trop d'horreur tue l'horreur.
Une pause s'impose. Et quand j'ai besoin d'une pause, je me réfugie dans ce manoir que j'ai su conserver sur les rives du Loch Ness. Parfois, un vampire peut faire une overdose de sang humain, et là, je ne pouvais simplement plus supporter de croiser un humain en peinture, alors, profiter de la réputation de château hanté - est-ce seulement une réputation? Je doute être seul H24 dans cette vieille bâtisse - de ma demeure pour être tranquille une décennie ou deux, je prenais volontiers. Quand à Anya? Si elle est restée dans les parages les premiers mois, ses envies de voyage l'ont rapidement rattrapées, et elle a fait la route seule pendant un temps. Enfin seule, sans moi toujours, parce que seule, ça reste à voir. Preuve en est qu'il ne lui a fallu qu'une quarantaine d'années (ou 50? Compter, je ne sais plus faire) pour se trouver une compagnie plutôt du genre pot de colle. Hypnotisé ou taré, je sais pas dire, c'leurs affaires et tant qu'il décide pas de me planter un pieu dans le cœur au petit matin, j'en ai strictement rien à faire.
Famille, again. C'est ce qu'on est devenus petit à petit, tous les trois. D'accord, c'est pas un vampire (Anya m'aura épargné l'élevage d'un second suceur de sang), mais curieusement, entre le gosse en mal de père et le vampire en mal de gosse, ça a collé. Puis je sens que pour ma nièce, c'est le bon (sinon je le bouffe, de toute façon), alors il n'y a aucun intérêt à jouer les oncles surprotecteurs pour elle contre lui, autant le compter dans le cercle ultra privé des gens pour lesquels je risquerai potentiellement ma peau. D'ailleurs, il y a un avantage sympa à compter un vivant dans la bande. Les vampires peuvent plus venir squatter chez vous quand vous n'y êtes pas. Et rien que pour ça, je me dis que j'aurai du y songer deux siècles plus tôt.

Pourquoi Chicago? J'aime le climat. Ok, d'accord. Je n'y ai jamais fichu les pieds avant, c'est à peu près à l'opposé de la Russie (où Anya me tanne de l'emmener mais où j'ai pas envie d'aller), y a à manger à tous les carrefours, et j'ai même réussi à me dégotter ma propre source et de revenus et de nourriture facile. Pas ma faute si ces humains sont plus idiots que la moyenne et qu'ils sautent sur l'occaz d'une chambre moins chère que le reste du quartier... je vais finir par engraisser à manger autant que ça moi! Alors partir, pas prévu dans l'immédiat, même si trois ans sans bouger commence à relever de l'exploit chez l'âme nomade qui m'anime.


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Nathan Abraxas

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MessageSujet: Re: fiches spooky   Ven 31 Aoû - 16:09

[quote="Torrance Hale"]

Torrance Hale

37ans ; Américain ; 28février 1980 ; New York ; Divorcé ; Loup-garou ; Shemar Moore


Caractère

Professionnel, soucieux du détail, perfectionniste. Blagueur sans être lourd, sérieux quand il le faut. Parfois un peu trop investi dans son travail, surtout quand une enquête lui tient à cœur.
Il est têtu comme une mule, et déteste avoir tord.



Si la pierre tombe sur l'oeuf, malheur à l'oeuf. Si l'oeuf tombe sur la pierre, malheur à l'oeuf.


Anecdotes

• Il est particulièrement investi dans les enquêtes qui touchent les enfants, ne supportant pas qu'on s'en prenne à eux.
• Cleptomane de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un stylo, le tiroir de son bureau en est rempli, et c'est pas la peine d'en chercher ailleurs où il est passé. A vrai dire, il ne s'en rend même pas compte, et lui râler dessus ne sert à rien.
• Son bureau est absolument envahi de figurines en tous genres, aussi bien Playmobil que Lego que Mon petit Poney et autres porte-clefs peluches divers et variés. A coté de son écran d'ordinateur, la photo de ses filles, de 8 et 11ans, d'ailleurs propriétaires officielles de la plupart des babioles.
• Il déteste les séries policières. Soit on devine le coupable dès les deux premières minutes, soit les acteurs jouent si mal qu'aucune émotion réaliste n'apparait sur le visage des protagonistes.
• Il n'est pas spécialement bagarreur, mais saura décocher une droite si nécessaire.
• Il se dit volontiers allergique à l'odeur des vampires, et sait montrer qu'ils le dérangent. Quitter une pièce dans laquelle vient d'arriver un vampire, pas la première fois.


Pouvoirs

Transformation en loup-garou à laquelle il ne sait pas échapper à la pleine lune, sinon le reste du temps, il a appris à gérer. Disant lui même que l'homme et l'animal ont appris à parler la même langue, ce qui lui permet d'éviter de se demander qui il a tué au sortir de la pleine lune. Sinon, en temps normal, sens sur-développés, ce qui n'est pas un cadeau pour lui dans les lieux où l'odeur est déjà trop forte pour les humains.


Tes papiers
Bien le bonjour, allons-y pour les présentations. Je me nomme NathanAbraxas et j'ai 24 belles années derrière moi. Sinon, j'ai connu le forum grâce à Cass et je le trouve archi pourri, c'pour ça que j'suis là geek . Les images viennent de Argimpasa, au passage. Pour terminer, je dirai bouh.


[quote="Torrance Hale"]

L'histoire


Comme le disaient les anciens maîtres de la sagesse : Songe que chaque jour est une vie et hâte-toi de bien vivre, plutôt que de vouloir vivre longtemps sans te soucier de vivre selon le bien.


TJe suis né en 1980, à Brooklyn. J'étais gamin quand j'ai perdu mes parents dans une fusillade. Mais j'ai eu la chance d'être adopté par des gens formidables qui n'ont jamais fait la différence entre leur fils naturel et moi. A l'école, c'était une autre histoire bien sur. Le petit black de Brooklyn débarqué dans l'Uper East Side n'était pas franchement le gosse le plus populaire du bahu. Et pourtant, le petit nerveux de cinq ans mon cadet qui me servait de frère adoptif n'était pas le dernier à prendre ma défense, verbalement parlant. Et je prenais sa défense, physiquement parlant, quand il finissait par essayer de faire la morale aux mauvaises personnes. Ah ça, des bagarres, j'en ai connu plusieurs, et j'avais beau être bon élève, j'ai rapidement été catalogué comme un fauteur de troubles.
Daniel et moi, c'était à la vie, à la mort, et si j'ai fini plus d'une fois dans le bureau du proviseur, ce n'étaient certainement pas mes parents adoptifs qui m'en auraient voulu de défendre mon petit frère contre les brutes qui s'en prenaient à la "grosse tête" de la classe. Bon, peut-être que mes cinq ans de plus n'aidaient pas à rendre la bagarre égale. Enfin, il a bien fallu qu'il apprenne à se débrouiller seul quand je suis monté dans les classes supérieures, même si il m'était toujours possible de trouver certains emmerdeurs à la sortie de l'école. Je crois que défendre les plus faibles, ça a toujours été ancré en moi. Puis là, il s'agissait de mon frère. Bien que j'en aurai fait de même pour d'autres.
Ma mère adoptive était flic à Brooklyn. C'est comme ça que j'ai débarqué chez eux, d'ailleurs. Et je n'avais pas dix ans que je savais déjà ce que je comptais faire dans la vie. Même si elle tenta de m'en dissuader. Certes, c'était un bon travail, mal payé mais honorable. Mais c'était surtout dangereux. Et elle ne souhaitait pas avoir à s'inquiéter pour moi comme mon père s'inquiétait pour elle à chaque fois qu'elle partait travailler.
Ça ne m'a pas dissuadé pour autant, et à 18ans, mon diplôme en poche, j'intégrai l'école de police. Bien sur, c'est ce moment précis que choisit ma seconde nature pour apparaître. Oui, il parait que d'ordinaire, ça vient plus jeune. Ça devait attendre que j'en ai pas besoin, sans doute.

La première pleine lune fut la pire. Déjà, je ne m'y attendais absolument pas. Ensuite, la douleur, c'est une chose indescriptible pour quiconque ne l'a pas connue. Pour finir, à qui pouvais-je demander de l'aide, ou me confier sur mon état? (et autre "pour finir", j'ai bouffé qui cette nuit là?!") A vrai dire, j'ai réalisé que je n'avais pas été simplement victime d'un affreux cauchemar quand je me suis réveillé à Central Park sans me rappeler comment j'ai pu atterrir là!
Pour tout dire, j'ai obtenu de l'aide d'une source inattendue. Mon frère. Qui avait apparemment trop regardé le "Loup-Garou du Campus" (et non, en 1998, Teen Wolf n'existait pas ^^ ). Bref, à 13ans, il s'est pris pour un Merton Dingle en puissance, et a trouvé malin de rester dans les pieds du loup. Bon, à dire vrai, j'avais l'avantage de n'être dangereux que lors de la pleine lune, et nous avions trouvé un local désaffecté dans lequel je pouvais être enfermé sans craindre de fugue de ma part. Et il me fallait un alibi pour justifier mes absences aux parents.

J'ai mis du temps à accepter ce que j'étais, surtout sans guidance de la part d'un autre de ma race. Plusieurs fuites de ma cage improvisée m'ont appris que, loin d'être un risque pour les humains du coin, c'est en liberté que j'apprenais au mieux à contrôler l'animal qui vit en moi. Enfermé, il se bat juste pour sortir, au risque de me blesser et me rendre à demi fou dans la bataille. Dehors, courir, éprouver la sensation du vent qui pénètre mon museau, l"herbe sous mes pattes (ou le bitume, ça fait mal!), voilà ce que je préfère faire de mes pleines lunes. Quand je n'entend pas parler d'un loup à New York le lendemain matin. Là ça craint. Surtout quand, dernière recrue du poste de police du quartier, on vous envoie... à la chasse au chien errant... Ironique quand on sait que je suis le dit chien errant.

J'avais 22ans quand je l'ai rencontrée. Kendra O'Hara. Sans doute de trop bonne famille pour sortir avec un officier de police aux origines aussi peu classiques que les miennes. Mais elle est têtue comme une mule, bien plus que moi, et son père n'aurait de toute façon rien eu à dire contre moi. Deux ans plus tard, on se mariait. Et on s'installait dans un appartement de Manhattan appartenant à son père. Dépendre de mon beau-père, pas le rêve, mais c'est pas avec mon salaire de flic que je pouvais me permettre de faire les fines bouches. Notre fille ainée, Eylee, agrandit la famille il y a 11ans de cela, suivie de sa sœur, Katelyn, il y a 8ans. Les meilleurs moments de ma vie, tenir mes deux princesses dans mes bras. Et les pires aussi. Parce qu'avec le boulot que je fais, je ne suis pas sans ignorer le monde dans lequel se retrouve plongé n'importe quel nouveau-né. Et ça me fout les foies un truc de malade. Sans parler de ma nature lupine que je leur ai certainement transmis. J'ignore comment ça fonctionne. Mais si j'avais été mordu par un loup, je crois que je m'en rappellerai.

Il y a 4ans de cela, j'ai passé le concours de lieutenant de police. Que j'ai eu haut la main. Et si, au début, Kendra était ravie pour moi, les horaires à rallonge et mon, je cite, "obsession pour le travail" ont eu raison de notre mariage. Naturellement, c'est elle qui a obtenu la garde des filles. D'un coté, je n'aurai pas su les priver de leur mère, et avec le boulot, je ne pouvais pas être assez présent pour elles. Au début, je suis resté dans les parages, acceptant de les croiser à la sortie de l'école ou au parc. Jusqu'à ce qu'il devienne trop dur pour moi de voir un autre élever mes propres enfants. Tout d'abord, allez pas croire, j'ai fait jouer mes relations pour connaitre chaque détail de la vie de cet homme, jusqu'à la moindre amende de stationnement. Ensuite, le poste à Chicago, je l'ai pris. Je me débrouille pour prendre mes indisponibilités quand les filles viennent passer les vacances à la maison, j'ai acheté (dans le dos de sa mère bien sur) un portable à la grande pour pouvoir les joindre à tout moment, et réciproquement (et oui, madame la commissaire, si mes filles m'appellent en pleine réunion, je décrocherai!), et j'en profite pour en apprendre plus sur mon coté loup.


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